Sur Hugues, voir ci-dessus, p
l\. Elle mourut le 20 mars. Le jour et l'aimée sont donnés par la notice jointe à VEpifdphiiun Iriningat'dis (R. H. Fr., t. VII, p. 32o) et par les Ann. Laiibac. 85i {SS., t. I, p. i5) ; l'année seulement par les Ann. Xant. 85i, les Ann. Weissenb. 85i {SS-, t. Jl, p. 229, et t. III, p. 47)) et par Réginon, Chronicon 801, p. 75.
5. Nous ne la connaissons que par une lettre de Nicolas à Charles le Chauve. Le pape invite le roi de France à intervenir en faveur d'Helletrude, veuve du comte Bércnger, que son frère Lothaire avait dépouillée des biens ({u'elle avait hérités de son père (J. E. 2827). Nous ne pouvons identifier le comte Bérenger, mari d'Helletrude ; peut-être est-ce lui le « quondam Berengarius cornes », père de cet Hildebert, qui fit le 18 septembre 882 une donation à l'abbaye Saint-Vanne de Verdun. (Voir aux Pièces jiistijicalives du présent volume, n° II, p. 764.)
G. Berthe intercède auprès de son père en faveur du prêtre et médecin Ossard, et de l'église de Lyon (B. M. 11 17 et 1122). Voir sur Berthe des lettres écrites par l'archevêque de Reims Hincmar, à elle et à sa mère Ermengarde (Flodoard, H. R. E., liv. III, .ch. 27, éd. Lejeune, t. II, pp. 371-375), ainsi que des poèmes de Sedulius Scottus (PP., t. III, pp. 208, 217, 228).
7. Voir les diplômes de Lothaire I^'' assurant à Ermengarde et à Gisèle, puis à Gisèle s"ule la possession de cette abbaye (B. M. 1099 ^'- ^^i^); Louis II confirma cette donation le 19 mai 856 (B. M. 1173; cf. B. M. 1172 et 1174)- Gisèle était morte le 28 mai 8G0 au plus tard (B. M. ii85).
8. Wassebourg, Les Antkjuitez de la Gaule Belgique, f"* i52^ et iG3'', de Rosières, Steminata Lotharinjiie ac Barri ducuni, 1'° 177', Leibniz, Annales imperii occidentis, t. II, p. 289, Groll, Erluiitei'te Reike der Pfalzgrufen, p. 19, et .Jeantin, Les Chroniques de l'Ardenne, t. I, p. 54, donnent à Lothaire le^ pour fille une Ermengarde, que Wassebourg, DE Rosières et, à leur suite, Jeantin font épouser par Régnier.
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U'autics, plus iiventuroux encore, attribuent à Lothaire une cinquième lille, qu'ils donnent pour femme, l'un à Udon, fils île (îeblianl l'Ancien, et yrand-père probable du roi de Germanie (^onrad 1", l'autre a un comte de Scarponnois nommé Otton. Ce sont là de pures hypothèses'.
Les trois lils lécjitimes de Lothaire s'appcdaient Louis, Lothaire et Charles-. Nous ne savons pas exactement à ([uelle épo(jue ils sont nés, mais il est pei'mis de supposer que Louis, quand son père l'envoya en 844 recevoir la couronne d'Italie des mains du pape, pouvait avoir de dix-huit à vingt ans ; il serait né vers 8^5 '. D'assez grandes dilTérences d'âge semblent avoir séparé Lothaire 4 de Louis et Charles de Lothaire ; Charles n'était encore qu'un enfant quand son père mourut >.
Si Lothaire ne procéda pas avec la même hâte que Louis le Pieux au règlement de sa succession, il se déchargea du moins sur l'aîné de ses fds du soin de gouverner et de défendre l'Italie. Bien des motifs le déterminaient à prendre ce parti. Il ne s'agissait pas seulement de donner satisfaction aux sentiments particularistes de l'Italie, habituée depuis un demi-siècle à constituer dans l'empire franc un royaume vassal : Pépin, le second des fils de Charlemagne, puis Bernard, Lothaire lui-même enfin l'avaient successivement gouvernée. L'Italie était alors sérieusement menacée par les Sarrasins, qui commençaient à y prendre pied^ ; le danger était assez grand pour exiger la présence presque constante, ou de l'empereur lui-même, ou d'un membre de sa famille. Au nord, le péril provenait à la fois des pirates normands, et éventuellement des frères de Lothaire. Celui-ci n'avait-il pas à craindre, au cas où il serait allé en Italie, que Louis et Charles, profitant de son éloignement, s'unissent pour lui enlever les territoires qu'il possédait au nord des Alpes? Si l'empereur avait voulu faire face k tous ces adversaires, déclarés ou secrets, il aurait dû se porter constamment du nord au midi de ses Etats, courir des Sarrasins aux Normands, et, pour ainsi dire, être partout a la fois. Cette existence pénible et fatigante ne lui convenait plus. II fallait
1. ("est Kremer, Origines Nassoicip, t. I, pp. G6 et 67, qui a émis la première de ces hypothèses ; la seconde est de Stei.n, Kœni(j Konrad I, p. 64. Agnellus, Liber pontijicalis ecclesiiP Racen/iulis, di. 171 (SS. JiR. LL., j). 388), mentiomie la naissance d'une fille de Lothaire I"'', nommée Rolrude.
2. Nous ne parlons ici (pie des enfants léyilimes. La (îenealixjia clumus caroliiujicif (mss. I et 2), du x* siècle, et le Cdtahxjus /tri/nus (irchieinscoporuin C.oloniensium, de la fin du XII® siècle, n'attrihuent à Lothaire l^f ([u'un lils, Lothaire II (SS., t. II, p. 3i2, et t. XXIV, p. 338). La Tiihula (iene(do<jicu, tlu xi» siècle, extraite d'un ms. de la bibliothèque royale de Munich, donne bien trois lils à Lothaire 1"', mais elle omet Charles de Provence, (pi'elle remplace par Hu(|ues, (jui n'est autre cpie le bâtard de Lothaire 11 (.SW., t. II, p. 3i4). W'asseuouhg, ()/>. cit., f" lîvi', comiait non seulement ce prétendu tîls île Lothaire, mais jusqu'à sa descendance!
3. Déjà en 84:i, l'empereur grec Théophile avait fait oflrir à Lothaire pour son lils Louis la main de sa lille (voir les textes dans Dummi.ek, t. I, p. i83, n. 3). dette demande semblerait prouver que Louis était alors en àye île se marier.
4. Sur la date probable de la naissance de Lothaire II, voir ci-dessous, p. 78.