‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 83 sur 764 · B. M. ii3y · texte numérisé non relu

B. M. ii3y

2. Prudenck dit qu'il moiinit six jours après soiï entrée à Priim (p. 4'')- Comme le décès de Lothaire est du 28 ou du 29 septembre, c'est le 22 ou le 28 <jue le vieil empereur s'est retiré dans cette abbaye.

3. L'àfje de Lothaire nous est donné par son épitaplu> (R. H. F?-., t. VII, p. 819, D.). Il y a désaccord entre les sources sur le jour de sa mort, les unes la plac^ant au 28 septembre, les autres, en plus (jrand nombre, au 29. La première date est donnée par les Ann. Bert. 855, p. 45, les Ann. Colon., les Ann. S. Benigni Dii'ionensts, les Ann. Laiisfin/if/ifies (SS., t. I, p. 97, t. V, p. 89, t. XXIV, p. 779), par \c Xecrolof/iitm À\ .l/r/.r/nuni{J<iln-burher (1er Alt(>rthumsfrt'un(le iiii Rheinlnnd, t. LVIl, ]). h(j), le Necrol. LniircslKiincnse (Bikumkr, Fontes, t. III, p. 149). '<* .Xecrol. Huffonis Fltiriniacensis (SS., t. \ III, ]). 287). Indi(iuent le 29 septembre \e'i Annales nccrolotjici J'nnnienses et les Aniiiilfs Prum. (SS., t. XIII, p. 219, et t. XV, j). 1291), Rkgi.no.n, Chron. 855 (p. 77), l'épila])he de Lothaire, attribuée à Haban (/{. //. AV., t. VII, p. 'A\i), D.), les Ann. necrol. Fulfl., les Ann. Stahiilenscs, les Ann. Lol>ie.nse.s (SS., t. XIII, pp. 1G6, 4a et aSa), les Ann. Fulfl. 855 (p. 4'J), le Necrol. F/iternacense (Rkikkknbkuc, Monuments pour seri>ir à r histoire de Namur, t. VII, |). 211), le Xevrol. Weissenl>ur<jense (Hœumew, Fontes, I. I\, p. 3i3), etc. Les sources (iravenaut de l'abbaye de l'riim donnant le 29 septembre, <ette date doit avoir la j)rélerence. Voir dais Mïiu.i)A( iikh, lie;/, h'iir., p. 487, l'énnmératiou des annales ou des nécrolo9CS (jui n'indiipient (pie l'année de la mort, ou tpii se trompent soit sur le jour, soit sur l'année.

4. Ann. liert. 855, -Vdon, C.hronicon (SS., t. II, p. 322), la Tronsliilio S. (lloilesindis, c\\. 28 (SS., t. XXIV, p. 5or», a. 1). Kn i8()o on trouva ilans l'autel de ré(|lise de l'nun un cofTrf^t cpii contenait les ossements de Lotliaire (dorrespondenclihitt des (les(iininti<ereins der dcutschen Cescliichts- und Alterlhunisi>ereine, i8(i4, n" 1, p. 2).

5. Les .\nmites liertininni \c (pialilicnt tantôt de re.r Ituliir, ta:ilôt tViniper^itor Itolue; Ifs Annules Fuldenses de même.

JUGEMENT SUR LOTHAIRE r\ 77

ronne impériale se trouvait par là sensiblement amoindri ; du même coup, ce prince devait abandonner tout espoir de reconstituer un jour l'unité de l'empire ; enfin Lothaire mettait ses enfants à la merci de Louis le Germanique et de Charles le Chauve. Cette fois l'empire était mort et la nation franque avait vécu '.

I. Nous avons déjà relevé un certain nombre d'appréciations sur le caractère et le gouvernement de Lothaire. Elles sont en général injustes, parce que les historiens qui les ont émises, depuis Nithard jusqu'à Dûmmler, cherchaient, dans l'intérêt de Charles le Chauve ou de Louis le Germanique, à exagérer les torts de Lothaire et même à lui imputer la responsabilité d'actes dont il n'était pas l'auteur. Lothaire avait été vaincu, sa cause était donc mauvaise ; elle s'est trouvée l'être d'autant plus que personne ne la défendait. De son vivant, le lils aîné de Louis le Pieux avait eu des partisans, qui se recrutaient surtout dans les pays que lui attribua le traité de Verdun. Comme ces contrées n'arrivèrent pas à conserver leur indépendance, comme elles se perdirent dans les Etats voisins, leurs habitants oublièrent qu'ils descendaient d'hommes qui avaient combattu à Fontenoy-en-Puisaye dans l'armée de Lothaire. C'est pour cela que ce prince ne rencontra chez eux qu'indifférence ou hostilité.

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