‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 94 sur 764 · Miracula S. Germani, ch. i3 (SS., t. XIII, p. 4o4, n. i · texte numérisé non relu

Miracula S. Germani, ch. i3 (SS., t. XIII, p. 4o4, n. i

86 LE IIÈ(;,NE DE LOTHAIKE II (855-86(j).

Laabacenses et Lobienses ', 85G par lléyinon ^. Ou sait que la clironulogie (le ce dernier auteur est fré({uemmeiit fautive pour toute autre période que celle dont il est le contemporain immédiat. Aussi, l)ien que les Annules Laubacenses et Lobienses présentent quelques erreurs du même genre ', croyons-nous devoir préférer 85"). D'abord, c'est tout au début du rt'qne de Lothaire II que se place la plus grande faveur d'Hubert, ou plutôt (ju'elle se nianil'cste le plus ouvertement ; il ligure comme intercesseur dans les deux diplômes du 2G octobre et du 9 novembre 8554. Apri's, il n'est plus mentionné dans aucun diplôme, non ([ue la disgrâce l'ait tout de suite frappé, mais parce qu'il ne se trouve plus auprès du roi, ayant dû rejoindre son duché. Le mariage a été certainement célébré avant qu'Hubert se mît en route. D'un autre côté, Advence, évêque de Metz, place le mariage de Lothaire 11 et de Theutherge à l'époque où le jeune roi venait de perdre son père 5. Ce serait donc en octobre ou en novembre, un peu avant ou un peu après le voyage de Francfort, que Lothaire aurait pris Theutbeige j)0ur femme.

Ce mariage du second fils de Lothaire I" avec une fille de noble naissance n'aurait rien en lui-même qui provoquât la sui^prise, et n'appellerait aucune explication, si nous ne savions qu'auparavant le jeune prince avait eu pour femme ou pour maîtresse une certaine Waldrade, qui appartenait, elle aussi, a l'aristocratie^. Nous ne croyons pas que l'union du jeune Lothaire et de Waldrade ait été régulière, et nous essaierons plus tard de le démontrer, mais, quelle que soit la nature des liens qui aient existé entre eux avant 855, il est certain que Lothaire avait eu, du

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