‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 130 sur 482 · licsponsio Bosonis, ibid., j). 367, I · texte numérisé non relu

licsponsio Bosonis, ibid., j). 367, I

3. « Siinul cum nobilioribus », dit V Elfclio. — « Siinul cum primo- « ribus « répète la Lcjalio et c'est par le «coinrnuni animo pari(|uc voto » de ces laïques joiiUs au.x évoques qu'a lieu rélectiou, et « obedieiidum « est inspu'atis a l)eo tain saceidotibus (|uani nostris amicis et tide- « libus ». Il est aussi question de la « sacerdotalis et laïcalis tidelitas ».

4. On les a ce pendant niés (l)()i';NNiGES,Z)rt.s/>''///.s'f7ie.S7rtfl'is?'er/</,i). 136).

5. Xnn. Berlin., p. 150. « Partini coinininatione constrictis, partini « cupiditale illectis pro abbatii.s et villis eis promissis et postea datis, « episcopis illaruui partiuin persuasit ut cum in regein ungerent et co- « ronarent. » Reginon, CJiron.. p. 114: « l'artiui minis, partini suasio- « iiibus in societatis foedera coUigit. »

6. Nous avons bien des diplômes de Boson en faveur d'Otran {Ilhl. de Fr., t. I.X, p. 671) et de Hostaing (I/isl. de Fr.. t. l.X, p. 672) — la mention, dans des préceptes de Louis l'Aveugle, de diplômes pour les églises de Valence et de Grenoble (J^artid. de Grenoble, éd. .Marion, p. 58 et 65), mais il serait chimérique de songer à y voir le pri.x de rélectlon de Mantaiile.

7. H y est fait, sous une forme officielle — « (pii et si consideratione laboris renuerit... » — allusion dans les .\ctes.

8. l.'Fleclio Bosonis parle de ces sentiments bienveillants qu'on

CARACTKHF, DK LA nOYAUTK DK IJOSON lui

Quant aux Actes do rassemblée il peut sembler intéressant d'étudier ces documents au point de vue du droit, de la théorie de la nouvelle royauté qui se formait. Si en effet nous laissons de coté les souverains bretons', c'était la première fois, depuis le temps de Charlemagne, qu'un état se démend)rait de l'Empire franc, sous un prince choisi en dehors de la famille caroling-ienne-. Lorsque, dix ans plus tard, une « foule de roitelets » étrangers également à cette famille, se partagèrent les débris de l'empire de Charles le Gros, aucun principe nouveau ne fut mis en avant, et, dans les actes officiels, la royauté d'un parvenu comme Eudes do Paris parait avoir aux yeux des contemporains à peu près le même caractère que la royauté d'un Carolingien comme Louis le Bègue, héritier par le sang de Charlemagne et de Charles le Chauve''. 11 en est, scmblet-il, de même pour Boson : les théories sur le pouvoir royal et les vertus du roi, qui paraissent inspirer Otran et les rédacteurs des actes du concile de Mantaille ne sont pas sensiblement différentes de celles d'Hincmar ou des autres écrivains politiques du ix'' siècle \ Par suite les raisons fournies pour légitimer l'avènement de l'usurpateur sont à peu de chose près rénumération des vertus que l'on pouvait désirer chez le successeur naturel d'un prince carolingien.

Les prélats et les grands réunis à Manlaillo en effet, qu'ils aient agi spontanément ou sous la pression do Boson, ne se sont pas beaucoup étendus sur les points qui seraient pour nous particulièrement intéressants, et notamment sur le motif qui poussa les grands de la Provence et du Lyonnais à rejeter l'autorité des princes que le royaume franc de l'Ouest

suppose au pape Jean VIII à l'égard du nouveau roi, mais Jean VIII accusera plus tard Otran d'avoir abusé de son nom (JArrÉ, n° 3370).

1. Pour lesquels nous n'avons aucun document de ce genre et qui, par suite de l'indépendance presque continue de l'Armorique. se trouvaient dans une situation toute différente.

2. Les actes qui offrent avec ceux de Mantaille le plus d'analogie sont ceux du couronnement à Metz de Charles le Chauve comme roi de Lorraine (Ann. Berlin., p. 1U2-105). Mais là encore la situation était différente, Charles étant déjà roi et issu de Charlemagne. — .M. McEiiLH.vciiEn, Dciilsr/w Gescli. itnter den Karo/int/i'rn. p. 589, indique en passant le rapprochement, mais en ne faisant aucune distinction dans le caractère des deux usurpations.

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