‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 167 sur 482 · Sillans, Var, arr. Brignoles, canton Tavernes · texte numérisé non relu

Sillans, Var, arr. Brignoles, canton Tavernes

3. Cartnl. de Saint- Victor de Marseille, éd. Gi'ÉUAlU), t. 1, j). 9. Ce diplôme avait déjà été relevé, avec cette conséquence, parPAPoN, Ilist. de Pvovenre, t. Il, p. 140. Il y a aussi une trace du souvenir de cette conquête dans les expressions employées au w" siècle, par l'auteur du Serina de Inrmilaiioiie S. (Juiiitini (Mon. Gerni., SS.. t. XV, p. '272). « [lUudovicuset Karlomannusi Bosonem a regiadignitate depresserunt. »

4. Prou, CaUil. des monndiex carolini/iennes de la Ilibl. nationale. introd., p. 119. Le même auteur cite (n" 862) une monnaie frappée dans la même ville, portant au droit j Carm's rex entre deux grénetis, au it! Arki.a civis et le monogranmie de Caroliis avec le C initial. Ùr, le C- et surtout la facture de la pièce, dont la croix centrale est gravée en biseau, non en méplat, forcent à rapprocher la pièce des monnaies de Carloman. 11 faut donc admettre que Charles le Gros, roi, a eu des monnaies frappées à son noui à Arles, ('e fait ne peut guère s'expliquer ([uc })ar deux liypothèses : 1" ou la prise de possession d'Arles par les rois francs est antérieure à l'élévation à l'Lmpire de ('harles le Gros et peut-être au siège de Vienne en 880. — l'hi ce cas, on peut s'exi)Ii(|uer que des monnaies aieiitété frajjpéesdans la vill(\ fût ce pendant un temps ti'ês court, nu nom des deux souverains concurremment; — 2" ou bien cesmomiaies doivent

[882-8811 SITlATln.N HU VIKNNUIS i:i;.

En ce qui CDiicerno A'ienne les ronseignement.s s(jnt moins abondants encore, s'il est possible. Les derniers actes, relatifs aux territoires viennois, et datés du règne de Boson, qui nous soient connus, sont de l'été de Tannée 882 '. Un autre document pourrait faire croire que Carlonian fut, au moins momentanément, reconnu à Vienne, mais la pièce est incomplète et peut provenir de la Bourgogne \ Au contraire, une charte, que nous avons déjà citée, datée de « la deuxième année après la destruction de Vienne, Charles, empereur régnant'* », implique la domination de Charles le Gros sur Vienne du vivant même de Carloman. Ce dernier document joint aux autres textes que nous venons d'examiner permet de considérer comme très vraisemblable le fait que le pa3'S conquis sur Boson fut partagé conformément au traité de 879, la Provence revenant au roi franc de l'Ouest, les dépendances de Besançon, de Lvon et de A'ienne à celui de l'Est.

Quant à Boson lui-même, on ignore les événements qui remplirent les dernières années de sa vie, entre la date de la prise de Vienne et celle de la mort du roi. Les historiens des deux derniers siècles admettaient volontiers l'hypothèse d'un traité par lequel Charles le Gros aurait restitué à Boson une partie au moins des anciens États de celui-ci'. Cette hypothèse

être attribuées en réalité à Charles le Gros, empereur, et l'on se sera cependant servi du type cahlvs kex consacré par une longue habitude.

1. Chartes datées, à Vienne, des années du règne de Boson: «mense maio, anno 1" régnante Bosoni rege » (Chartes de C/iiny. iv> 23) ; « mense januario, anno 111 régnante Bosone » (I'hevai.ieh, Cartid. du chapitre de Saint-Maurice de Vienne, p. 34. n" 13.5 ; Carlul. de Saint- André-le- Bas, x\°'à*): « mense junio, anno 111'^ régnante Bosone rege post obitum Ludovico filio Carlo iniperatore » (Chartes de Clunij, n" 26).

2. Chevalier. Carlul. du chapiire de Saint-Maurice de Vienne, p. 54. C'est une donation incomplète du début, datée du Vlll des ides de juin « anno I" regni domino nostro Ilarlanianno vidclicet in Bur- « gundia. » La mention de l'archevêque Otran empêche de songer à un autre Carloman qu'au fils de Louis 11. M. Ctievalier date du 6 juin 880 en supposant le point de départ des ans de règne à la mort de Louis le Bègue comme à la chancellerie de Carloman. .Mais à cette date. Boson régnait à Vienne et en Bourgogne. Le point de départ doit être pris à l'entrée des troupes de Carloman en Bourgogne (ap. juillet 880) ou à Vienne (septembre 882), et la charte peut être antérieure au règlement définitif du partage et à la remise du N'ieimois à Charles le Gros.

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