Donzère, Drôme, arr. Montélimar, cant. Pierrelatte
3. Diplôme du 17 juin 887; B(*:ii.\ii:i{-.Ml'kim.ij., n° 1706. Il ne semble pas avoir, du reste, été suivi de beaucoup d'eflet, car Louis de Provence eut plus tard à intervenir pour assurer aux moines de Tournus la paisible possession de Donzère {Hist. de /•>., t. I.\, p. G77).
4. Ch. de Chnnj. n" 30 et. pour l'époque postérieure à la mort de Cfiarles, C'/t. de Cluny, n°^ 36, 'lO, 41. Cnrl. de S. -André, n° !10*.
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le Gros ', ce qui implique qu'auparavant ils ne reconnaissaient que celui-ci. Réginon" enfin ne fait remonter la royauté de Louis en Provence qu'au mouvement « séparatiste » de 888 et à l'élection, dans les divers royaumes francs, de souverains nationaux.
Louis lui-même, — ou plutôt ceux qui parlaient alors en son nom, — ' prétendait tenir sa qualité de roi de cette « adoption » de 887. Or, à cette date, Charles le Gros semble avoir eu trois héritiers possibles, l'impératrice Richarde ne lui ayant point donné d'enfant légitime: 1° son bâtard Bernard, auquel il s'occupait à ce moment d'assurer la majeure partie de sa succession, mais que repoussaient les grands ; 2° Arnulf, bâtard de Carloman de Bavière, que sa noble naissance autant que ses qualités personnelles faisaient au contraire désirer par la majorité des sujets de Charles'^; 3" enfin Louis de Provence, le seul Carolingien légitime parmi les prétendants à la succession de l'empereur, et de plus fils quasi-adoptif de ce dernier. Les partisans de Louis semblent avoir mis dès cette époque en circulation l'idée que l'Empire devait lui revenir. Du moins la trouve-t-on exprimée dans un texte un peu postérieur cà la date de l'entrevue de Kirchen, la \lsio Karoli''. L'auteur inconnu de cet écrit, en même temps qu'il insiste sur la nécessité de la paix entre les rois francs, fait donner, par l'empereur Louis II, à Charles le Gros descendu en esprit dans les régions infernales, le conseil d'assurer l'empire au fils d'Ermengarde, le dernier héritier du sang carolingien.
Ce n'(?st pas à dire cependant que dans la pensée de Charles cette adoption, sur la nature de laquelle nous ne sommes pas d'ailleurs nettement fixés, ait eu une portée aussi grande que sembleraient l'indiquer les prétentions exposées dans la Visio Karoli. Occupé en ce moment d'assurer le sort de Bernard, il n'eût pas été se chercher un successeur dans la personne de Louis. Mais si, par considération pour sa « chère nièce » Ermengarde il voulait accorder un royaume au fils do colle- ci,
1. Convnitua Valeiilinensis, BonKTius-KRAUSn:, t. II, p. 37().