‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 176 sur 482 · Chrantijur. a · texte numérisé non relu

Chrantijur. a

:i. Cf. llAiiTTUNo, Die Thronfulfje iin dcvlscheii liciche Ina :vr Mille des A'/"" Jahrhunderls (dans les Forsch. z. deulsc/wn Gesch., t. X\ III. p. 135).

4. Nous rattachons, comme Diimmlor, la composition de la \isio karol'iiux (''véncments (le 887-888. Cf. iii/'iti. Aj/pe/idicf 17. p. 32'i et ss.

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il fallait que ce fils, arrivô ù l'àye (riiomiiie, eût des droits à faire valoir. Ces droits, il ne pouvait les tenir de son père que Charles le Gros considéra toujours comme un usurpateur'. L'adoption de Kirchen, au contraire, devait mettre Louis dans la situation qu'occupait par exemple Arnulf de Havière, et lui permettre de recueillir un jour une fraction de l'héritage de Charles le Gros". On pourrait dire en somme que celui-ci a conféré à Louis, non pas précisément le titre de roi, mais plutôt l'aptitude à le devenir un jour. L'élection, qui devait nécessairement intervenir, eut été, sans cette adoption impériale, contraire comme celle de Doson lui-même aux règles de la succession carolingienne. Charles le Gros, en adoptant le fils d'Ermengarde, ne le créait donc pas roi, mais le rendait éligible.

Après l'entrevue de Kirchen nous n'avons plus de renseignements, ni sur Louis ni sur sa mère, jusqu'à l'époque de la mort de l'empereur. Nous savons seulement qu'Ermengarde envoya auprès de ce dernier un de ses fidèles, Winigis, pour solliciter la confirmation de ses biens, selon ce que Charles lui avait promis à Kirchen, c'est-à-dire sans doute pour hâter la rédaction de l'acte attestant cette confirmation. Le diplôme fut accordé par Charles, le 11 août 887 ^ en même temps qu'un privilège analogue en faveur de la mère d'Ermengarde, l'impératrice Engilberge, qui avait à cet efi'et envoyé auprès de l'empereur son médecin, l'abbé Gisulf^.

Louis de Provence cependant n'allait pas conserver longtemps l'appui qu'il avait, on 887, trouvé auprès de l'empereur. Charles, en effet, débonnaire mais faible, avait mécontenté les grands et, au mois de novembre 887, la révolte ouverte éclatait, ayant à sa tète Arnulf. Son oncle, abandonné

1. Rien ne prouve d'ailleurs que ce soit précisément le royaume de Boson que Charles ait voulu conréder à son fils. Les actes du concile de \'alence se bornent à parier de « rrr/ia dit/iiilas ». 11 n'est pas question d'un rcgitvm, d'une circonscription territoriale déterminée, qui aurait été réservée à Louis dans un partage analogue à ceux que préparèrent entre leurs fils Louis le Pieux ou l'empereur Lothaire.

2. 11 y a un exemple analogue à une époque plus reculée de l'instoire de" la monarchie franque. Au vi" siècle, Goiuran adopta Childebert, son neveu, pour lui assurer sa succession (GaÉu. ni: 'l'oiits, Ilixi. Franc, livre V, c. rr, éd. Omont, p. 161 ; P. Viollkt, llisl. des Iitslil. polit., t. I.p. -i'iR).

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