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Bourgogne jurano en même leiups que de la Lurraine '. Mais devant la résistance des grands il dut renoncer à son projet et se borna à envoyer, à la tète d'une armée d'Alamans, son fils contre Rodolphe P''\ L'expédition, du reste, n'eut aucun succès; Rodolphe se réfugia encore une fois dans ses montagnes et Zwentibold, après avoir ravagé le pays entre le Jura et le grand Saint-ljornard, dut revenir auprès de son père sans avoir rien fait^
^lais à l'assemblée de Worms avait aussi paru le jeune Louis de Provence', accompagné de sa mère Ermongarde. Il venait faire là acte de respect et de soumission, au moment même où quelques-uns des autres « vassaux^ » d'Arnulf comme de Gui de Spolète et Rodolphe, se mettaient au contraire en état de rébellion, et où la conduite du souverain germanique attestait le désir de faire respecter l'autorité à laquelle il prétendait ^ La fidélité de Louis devait être récompensée, car Arnulf fit don cà son cousin de plusieurs cités qui se trouvaient au pouvoir de Rodolphe I" '. La cession, du reste, resta purement nominale ^ Aucun texte ne mentionne une tentative faite par Louis pour se mettre en possession dos territoires qui lui avaient été concédés. L'année suivante, Arnulf oubliait la promesse faite, pour réaliser son premier dessein et faire reconnaître Zwentibold c(jmme roi de la Lorraine et de la Bourgogne ^
1. « Lotharii regno », dit Réginon. Or, il emploie la même expression à Tannée 895, pour parler des territoires soumis à Zwentibold et qui, en théorie, comprenaient aussi la Bourgogne.