‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 233 sur 482 · Dom VAissiiTi;, IIi.'<t. de Languedoc, t. 111, p · texte numérisé non relu

Dom VAissiiTi;, IIi.'<t. de Languedoc, t. 111, p

4. Parmi les Inens qu'en 921 Louis l'.Aveugle confirme à l'église d"Arles (B()h:ii.\iEU-.MuEHLi5., n" I'kSI, I/ist. de Fr., t. IX, p. 685), se trouve l'abbaye d'Aniane; mais il ne faut pas en conclure que ce prince ait régné sur le diocèse de Maguelonne, et les successeurs de Manassès n'arrivèrent point à faire reconnaître leur autorité sur l'abbaye qui leur avait été ainsi concédée (Dom Vaissète, I/i.-<L de Lam/ucdoc. t. IV, p. 29).

5. LoNGNON, Allas hist., texte, p., 81 ; Lu'i>eut, Konig Rudolf, p. 31. Nous possédons, il est vrai, une charte de 893, relative au Vivarais, et datée d'après les années du règne d'Eudes (Uom Vaissète, Ilial. de Ldugiicdor, t. V, n" 187). Dom Vaissi^te, op. cit., t. III, p. 45-4r), supjjose d'après ce texte et d'après un passage de (leoffroi de Viterbe, qu'Eudes était reconnu en Vivarais durant les ])remières années du règne de Louis. F\vi!E {Eudes, p. 9i, n. 4), cite la charte sans l'expliquer et en remarquant ieulement qu'elle est en contradiction avec ce que nous savons par ailleurs. Mais il est ])ossibIe simplcmenl qu'Eudes ait été reconnu dans 1(( \ivarais dui'ant l'interrègne <iui suivit, en Provence, la moi't de (jliarles le (iros, et cela suHit peut-èti'c à expliciucr qu'on ait continiu'; ])ar habitude et cxceptioiniellement à datei- les actes d'après les ans de son règne. nu"'me;'i une époque à lacjuelle Louis était maître des P'igi 1ransrho;lani(Mis ([ui avaient fait jadis partie du royaume de Boson.

SITUATION DK I.V IWVAUTK EN PIloVK.NCE 10

cevoir que, l;'i coninio ailleurs dans l'empire franc, il v a une royauté faible, et une féodalité laïque et ecclésiastique de plus en plus puissante. Louis continue jusqu'à sa mort à porterie vain titre d'empereur', mais il reste continé, autant que nous pouvons en juger, dans sa ville et son palais de Vienne ^ où il est investi des fonctions de recteur du monastère de Saint- André-le-Bas'* et le soin des affaires est par lui confié cà son cousin Hugues*. Lui-même cependant fait toujours expédier des diplômes ; encore a-til à peine, semble-t-il, les moyens d'entretenir une chancellerie particulière. L'archevêque de Vienne est revêtu du titre pompeux de « chef des notaires du sacré Palais'' » et remplit les fonctions d'archichancelior^ Mais Louis, on donnant aux prélats ce titre honorifique, se sert des notaires qu'il trouve tout prêts dans les bureaux de Farchevèque ; ce sont les clercs et les diacres, scribes de la cathé-

1. La suscription des diplômes de Louis pour la Provence, à partir du diplôme du 11 novembre 902 (Bœiimeu-Ml'Eiilb., n" 1470. CJiarlcs de Cluni/. n" 78) est sous la forme constante: « Iliudovicus gratia Dei « imperator Augustus «. La souscription impériale est: « Signuni « tiludovici serenissimi (ou piissimi) imperatoris (ou augusti).» Xous renvoyons du reste, pour plus de détails à ce sujet, à notre étude diplomatique qui paraîtra ultérieurement.

2. On rencontre pour la dernière fois Louis hors de Vienne dans son royaume de Provence, à Arles, le 21 avril 904 (Bcfjimer-Mukhlis., n"^ 4, 73 ; Cart. dn Saint-Victor de Marseille, n" 10), c'est-à-dire à une date antérieure à la seconde expédition d'Italie. A partir du 2t] octobre 905 (B(EH.\iER-Mri:HL[5., n" 1474, Ilist. de Fr., t. VllI, p. 416), tous les diplômes portant une date de lieu sont donnés à Vienne. — Nous ignorons, du reste, quoi qu'en dise Gingins (Bosonides, p. 110) si la ville possédait déjà le palais royal dit Ad Canalcx, qui fut donné à l'église cathédrale par Rodolphe 111 (Charvet, Mém. pour l'histoire de Saint-André-lc Haut. p. XLvni) et devint plus tard une maison de ville, puis entin un théâtre (CuORrETi, Antiquités de Vinuie, éd. de 1S28. p. ;578).

3. Ce titre lui e.st donné dans une charte du comte Hugues pour ladite abbaye (Cartitl. de Saint-André-le-Bas, n" 124). Mais le seul acte où il paraisse en cette qualité (ib., n" 133) n'est pas rédigé en son nom. C'est un échange entre les chanoines du monastère et un nommé Girbert. disposé comme les-chart(;s privées ordinaires, mais il est fait mention de l'ordre donné par l'empereur pour le contrat, et l'aCe renferme l'indication que «domnus imperator et clerici.绫 de eoauctorita- « femrecipiunt ». Les rois de Bourgogne héritèrent de cette qualité, et Conrad le Pacifi(ine])araît comme recteur de la même abbaye («6.. n" 95).

4. Nous parlons plus bas avec })lus do détail de ce personnage.

5. « Sacri palalii nostri notariorum sunnnus » est le litre donné à Rainfroi dans le préambule de trois diplômes où il intervient cnmine ainhasciator {Forschun'jeii :. d. (îcsch.. t. .\, ]). 31.'); Ilist. de l'r.. t. \\\\, p. 415 et 416).

6. Bernoin, Hainfroi et Alexandre se succèdent dans ces fonctions comme sur le siège archiépiscopal de Vienne. Le dernier seul reçoit.

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