‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 350 sur 482 · Meuse, commune Vaucouleurs, arr. et cant. Commercy · texte numérisé non relu

Meuse, commune Vaucouleurs, arr. et cant. Commercy

304 BOSON, MARI D'ENGELTRUDE [860-863]

teur de lettres dans lesquelles le pape Nicolas I" invitait Charles à refuser à la fugitive un asile dans ses États ', et d'autres missives, de contenu à peu près semblable, que Charles était chai'gé de transmettre à son neveu. (Jinginsa cru encore^ qu'il s'agissait du futur comte de Vienne, qui aurait alors été chai'gé par Lothaire II, son oncle, d'un « message contidentiel au|)rès de Charles le Chauve^ ». Mais l'historien suisse altère le passage qu'il cite, en prêtant de plus au roi Charles un langage des plus barbares^. Il suftit de recourir au texte correct pour constater que ce fut bien Boson, mari d'Engeltrude, qui assista à l'assemblée deTusey'.

Mais ni les réclamations de Boson, ni les lettres pontificales (|ue devaient appuyer les elforts de Charles le Chauve ", n'eurent en 860 plus de succès qu'auparavant. En 8(33, Engeltrude se trouvait encore dans les États de Lothaire'. A cette date fut tenu à Metz un concile au(|uel assistaient deux légats pontificaux, Radoald, évèque de Porto, et Jean, évèque de Cervia. L"ol)jet principal de l'assemblée était de s'occuper de l'union contractée par le roi avec Waldrade, mais elle fut également amenée à chercher à résoudre, sur linvitation du souverain pontife, la question d'Engeltrude. Nous n'avons pas ici à entrer dans le détail des actes du concile ^ Qu'il nous suffise de rappeler que les envoyés du Saint-Siège s'étaient laissés corrompre par les intrigues de Lothaire et de ses partisans. Aussi semblent-ils n'avoir fait entendre aucune protestation lorsque Gunther et Theutgaud eurent mutilé et altéré les lettres relatives à la femme de Boson, et que le concile, trompé par les documents ainsi falsifiés, donna l'absolution à l'épouse coupable ^ Aussi

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