Supra, p
6. //î.s7. de Fr., t. VII, p. 148 ; éd. P. Paius, t. III, p. 58.
7. Cela n'a pas lieu encore dans le nis. lat. 12710, mais on trouve le nom d(^ Denis dans le ms. lat. rill7, texte latin fourni par les Collectanca de Guill. Le Maire, moine de Saint-Denis au xv*= s.
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annoncer (juil allait ponélier en espril dans rautre mondo. Cn conducteur se présenta à lui sous la forme d'un être dune blanclieui- «''datante, muni d'un peloton de fil lumineux doid il allacha lune des extrémités au pouee de Charles'. Celui-ci fui ainsi enuiiené au milieu de vallées profondes et enflammées, où de noirs démons, armés de crochets de feu, et des dragons vomissanl la (lamme essayèrent en vain de s'emparer de lui. Son <^\m\c lui l'iiil voir les supplices réservés aux réprouvés et Charles reconnail, plonués dans des puits remplis de malières en fusion, les évé(|ues (pii avaient donné à ses oncles et à lui-même des conseils de guerre et de discorde, comme aussi les grands de son père et les siens qui avaient vécu au milieu des guerres et des pillages. L'empereur est ensuite entraîné par son conducteur vers une profonde vallée, d'un côté pleine de ténèbres et de l'autre lumineuse et ravissante. Dans la première de ces régions Charles aperçoit avec effroi plusieurs rois de sa race, pai'nii les(iuels Louis son père, plongé dans une cuve remplie d'eau bouillante, d'où lintervention de saint Pierre et de saint Rémi lui permet de sortir un jour sur deux, pour se soulager en se plongeant dans une cuve d'eau plus fraîche. Louis demande à son fils le secours de ses prières et de celles des prélats de son empire, l'avertissant en même temps de s'amender lui-même, sans quoi deux cuves semblables sont préparés pour lui. Charles, de plus en plus effrayé, est enfln mené vers le Paradis où rattendent les empereurs Lothaire I""" et Louis 11, délivrés déjà des tourments infernaux par l'intercession des mêmes saints, assis sur des trônes de topaze, couronnés de pierres précieuses. 11 apprend d'eux son sort futur, (lue Lothaire lui dévoile: « Si saint Rémi, auipiel Dieu « a confié l'apostolat de la nation des Francs, ne vient en aide aux « débris de notre famille, notre race s'éteindra bientôt sur le trône. « Et sache que bientôt le pouvoir impérial va t'être enlevé et (|ue « tu auras ensuite peu de jours à vivre.» Et Louis, se toiu'uant vers « moi me dit : « Cet empire des Romains (pie i\\ as possédé juscju'à « ce jour, celui qui, par droit d'héritage, doit ie recevoir, c'est « Louis, le fils de ma fille. » A ces mots l'enfant Louis apparut « devant moi et son aïeul Lothaire me dit en le considérant : « Cet « enfant est semblable à ceux que le Seigneur a montrés à ses dis- « ciples en leur disant : « C'est à ceux-ci ([n'appartient le royaume « (les cieux ^» ; rends-lui l'Empire par le fil ([ue tu tiens à la main.» « Et dénouant le fil de mon pouce je lui donnai toute la puissance « impériale et tout le peloton s'enroula dans sa main ». C'est après s'être ainsi dessaisi que Charles revint à lui et que son esprit rentra dans sou corps, vulde fefi.su.s el conlrislus.
1. P'ritzsche voit dans ce fil une réminiscence du fil d'.Vrianc [?].