‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 425 sur 482 · Le bù:vRE, loc. cil · texte numérisé non relu

Le bù:vRE, loc. cil

G. IlisL (le I>(iiiphinr. t. I, j). 536.

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d'un objet ([uil aurait vu •. Kn réalité, co (|u"il a eu sous les \ou\. ce n'était pas le reli(iuaire primifir, mais la restauration faite par l'arclievéque Pierre de Villars, dont le nom était venu s'ajouter sur l'inscription à ceux de Hugues et de Boson. Plus exactement, une inscription nouvelle avait été substituée ii l'ancienne -, et la prétendue restauration parait avoir été de même la confection d'un nouveau reliquaire, comme Chorier semble le dire, et comme Cbarvet est obligé de le laisser entendre. Les regiets (|ue Chorier exprime au sujet des pierreries du monument primitif donnent lieu de supposer que l'archevêque et le chapitre virent là ini moyen d'augmenter leur budget. Le reliquaire, qui subsista jusfpi'à la Révolution ^ était certainement un objet de bien moindre valeur que l'œuvre d'art dont Boson avait enrichi l'église de Vienne.

La question qui se pose est celle de savoir si le reliquaire vu par Peiresc est bien le même que celui dont il est question dans l'épitaphe de Boson. Il est assez difficile de le dire avec certitude, en l'absence de textes précis permettant de suivre avec assez de continuité l'existence de l'original entre la date de la mort de Boson et celle à laquelle Aymar du Fiivail écrivait son traité de AUohrofjihu.s. D'autre part, si la description de Peiresc est assez détaillée, le dessin (|ui l'accompagne, est des plus sommaires. Cependant il semble bien que le modèle, c'est-à-dire le reliquaire, ait été très primitif de dessin très archaïque, rappelant assez par son profil et son aspect général celui de Sainte-Foy de Conques. On peut également rapprocher de la couronne de Sainte-Foy la couronne de Saint-Maurice, du moins celle que lui avait donnée Boson et dont un croquis très grossier tracé au crayon se trouve en tête de la description de Peiresc. Toutes deux sont formées d'une sorte de calotte composée de plusieiu's bandes de métal, rayonnant autour d'un centre correspondant au sommet de la tète, et venant aboutir à un cercle ou diadème, également en métal, le tout orné de pierreries*. Quant aux intailles antiques ornant la pièce, on sait que c'est là une des habitudes des artistes carolingiens ^ Nous signalerons aussi les caractères de l'inscription, et dont Peiresc a reproduit certaines formes. La disposition des pierres formant les fleurons de la couronne est également caractéristique : elles sont certainement percées et enlilées les unes

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