I<'avhe, Eudes, p
:j. Celui-ci leur rendit alor.s le duché de Spolète dont ils avaient été un instant, privés (Duemmlkr, Ostfr. Rcirh, t. 111, p. 20).
4. Andiîe de Hekgame, CJiron.. c. 19, .'>.S'. lier. Latuj., p. 280.
5. Cexla liei-ciiqnrii, 1. II, v. 84 : Ann. Alinnainiici, a. 901 ; Duemmler, Usifr. lieich, t. 111, p; 536-37.
6. A. Lai'ôtiu:. le Pape Jcdii VIII, p. 19'i et 'i3'i; Di;emmler, op. cit., t. 111, p. 18, n. 2.
7. Il y a (iuel(|ues exceptions cependant. Les comtes de Poitiers issus de Guillaume Tète d'i<;toupes paraissent se rattacher à Gérard, comte de Lirnojres, gendre de Pépin 1''' d'Aquitaine (.Maiuli.i;, le royaume d\[(juilaiiu', j). 19).
oublier (|iie les gueiros foiil iiiio terrible consonimalion de nobles personnages. Sans doute, entre rois, on couil)at |)eu, niais il v a les Slaves eu (iermauie, les Sarrasins en Italie, les Normands partout. Les guerres de t'aniille à famille, les révoltes eonlre le roi sont continuelles dans la Marche de Bretagne, en Aquitaine, en Toscane. A cIkhhu» instant, des comtes périssent les armes à la main ou sous la hache du bourreau. Des <|uatre lils (pie lilichilde donna au comte Horicon, trois périssent de façon tragique : laine, (iauzbert, est décapité en 853 par ordre de Charles le Chauve ' ; le second est en 865 tué par les Danois^ ; le dernier, l'évèque Goziin, meurt durant le siège de Paris par les Normands ^ Les mêmes faits se reproduisent ailleurs. D'autres comtes sont forcés, avec leurs parents, d"abandonner tel ou tel pays. C'est ainsi ([ue les descendants de Boson l'Ancien ont dû (|uitter la Provence, abandonnée par eux à des Welfs, les rois de Bourgogne issus de Conrad d'Auxerre. Aussi de nouvelles familles, au second plan à la tin du i\^ siècle, prennent la place des grandes maisons comtales dont elles formaient jadis la clientèle. Hn Anjou, par exemple, ce sont les comtes Fouhjues, issus d'vin vicomte des Robertiens\ En Bourgogne, les Gui du pays de Langres et de Dijon sont remplacés par les Manassès et les Gislebert, qui ont débuté comme vassaux de Richard le Justicier et arrivent même à se substituer aux descendants de celui-ci à la tète du duchés
Quelques-unes des familles comtales ont cependant subsisté et sont même devenues des dynasties royales. En France, ce sont les petitsfîls de Robert le Fort ; des Welfs sont l'ois d'Arles ; les ducs de Spolète et ceux de Frioul sont représentés par les rois Bérenger II et Adalbert. Ce sont des seigneurs de cette sorte que les populations, — ou leurs nobles et leurs évéques, — choisissent pour les défendre et pour opposer « un roi qui leur soit propre » aux derniers Carolingiens. A mesure, en effet, que les maisons comtales s'attachent davantage au centre de leur pouvoir, à un territoire déterminé, le sentiment de leur origine commune s'afTaiblit et disparait. Par la force des choses, au bout d'un très petit nombre de générations, les Francs établis en A(iuitaine et en Italie devaient avoir pris des haliitudes et un langage empruntés aux populations au milieu desquelles ils vivaient, et différents des mœurs et de la langue de leurs compatriotes demeurés sur les bords de la Meuse. Les chefs des
1. .l;(/(. FiikL. a. 85i, p. 5i. RÉGixoN, Chronique, a. 860. éd. KrnzE, p. 78.