‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 49 sur 482 · Ann. Berlin., ibid · texte numérisé non relu

Ann. Berlin., ibid

3. Ann. Berlin., lor. cit. La chronologie de ces événements est assez peu nette. Au premier abord, il semblerait, d'après le texte d'ilincmar, qu'au 1'='' avril Lothaire fût encore sur les bords du i^hin à ct)mbattre les Danois. Mais ce texte, en réalité, ne permet pas d'atlirmer avec beaucoup de précision si ce furent Lothaire, son armée ou les païens qui demeurèrent sur le L'hin jusqu'à cette date. Nous possédons, d'autre part (llist. de fr., t. YlII,p. 'lOl) un diplôme de Charles de Provence, accordé à la requête du comte Cirard à l'église de Carpentras et daté « XVIII kl. iipr. annopropitio domino JesuCh/-i.slo domiii... Indicione II. Arliini Vasione cirilale ». Le nom du roi et l'année de règne ont été arrachés au diplôme original (Bibl. de Carpentras. ms. n« 537, fol. 1), mais une copie du XH"^ siècle qui l'accompagne donne « anno XllI ». Or, Charles de Provence n'a régné que liait ans, et même en adoptant la correction de « anno XIII » en « antio VIII », indiquée par M. Longno.n {Girard de Boussi/lon dans Vki.'iloirc, p. 255), on arriverait à la date du 18 mars 863, et Charles mourut le 25 janvier de cette année. Mais, ainsi que nous le montrerons plus complètement dans notre étude diplomatique, si le texte de l'acte est assez correct, rien dans le i)rotocole initial et final, ni l'invocation, ni la suscription. ni le monogramme, ni la souscription de chancellerie, ne convient à l'harles. Ce sont, au contraire, les formules de la chancellerie de Lothaire II, et jusqu'au nom de l'un de ses notaires, Grimbland, dans la récognition. Il est à peu près certain que nous avons là un faux diplônu) de Charles de Provence, fabriqué avec un acte authentique de Lothaire II dont le faussaire a conservé tous les élémeiits, se bornant à remplacer le noni de I.olharius par celui de Karolus. La date doit avoir de même été reproduite. Or, Lothaire II ne peut, semble-t-il, être venu qu'une fois à N'aison : c'est lorsqu'il pénétra en Provence pour disputer à l'empereur Louis l'héritage de leur frère Charles, au début de l'année 863 (ayant, il est vrai, pour indiction XI au lieu de 11). Il faut donc peutéti-e admettre qu'il était à Vaison le 18 mars. Le 30 avril, il était à Mantaille en Viennois (CnEV.\i.u:n, Carlul. de Saint- Maurice de Vienne, app., p. 56), le 18 mai à Lvon (H(«;ii.mi:i!-Mueiilij., n" 1265, Ilist. de Fr., t. YIU, p. 408). Le diplôme qu'il donne à cette date en faveur du monastère de Saint-Pierre suppose le traité déjà intervenu (cf. Paiusot,

roup.\RDiN. Roijaume de Provence. i

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