Chronique, toc. cit
3. Lediplômede Lothaire 11, du 18 mai, cité plushaut (p. précéd. n. 3) est une donation, à l'abbaye de Saint-Pierre de Lyon, de biens sis dans le comté de Maurienne. M. P.vhisot {op. cit., p. 225) en a conclu que le pagus Maiirianoisis avait été, en 863, attribué à Lothaire. .Mais il reconnaît que l'on peut conserver des doutes en raison du silence quant à CA\ pai/ii.s, du traité de Meersen. Cette dernière indication doit même l'emijorter, selon nous, sur celle du diplôme, caries biens dont il est question dans celui-ci sont dits expressément « res nostrae proprietatis ». Lothaire en dispose donc, non à titre de souverain, mais à titre de proi)riétaire.
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en possession' du Lvonuais, du Viennois, du Sermorons% auxquels, par la portion du p/tf/tts LugdiiiiPnsis située sur la rive droite du Rhône, se ratta(diaienl les comtés plus méridionaux de Yivarais etd'Uzège'.
De la domination de Louis II en Provence il est resté peu de marques. C'est à peine si nous avons conservé la mention d'un diplôme par lui accordé à l'abbaye de Donzère au diocèse d'Orange'. Occupé de ses luttes contre les Sarrasins et les ducs de Bénévcnt, l'empereur devait avoir peu le temps de songer à ses nouveaux Ktats. C'est seulement en 8(>9 qu'on le voit y intervenir, pour placer sur le siège épiscopal de (irenoble un clerc du nom do l^nniior, protégé de Lothaire'* qui, à cette époque, se trouvait auprès de son frère dans l'Italie méridionale. Celte concession faite par l'empereur de dignités ecclésiastiques ne fut d'ailleurs pas la seule. Louis, en effet, se laissa plus ou moins corrompre en même temps que l'impératrice Engilberge, pour faire don à l'archevêque Roland d'Arles de l'abbaye de Saint- Césaire*^ dans cette ville.
Quant à Lothaii-e II, il était, après son entrevue avec son frère en Provence, revenu dans la partie septentrionale des anciens états de Charles le Jeune. Le 30 avril il se trouvait à Mantaille, en compagnie de Girard et de l'archevêque Adon',
1. 11 dispose aussi de biens sis au comté de Grenoble (Jlist. de Fr., t. VIH, p. 412), mais c'est à titre de propriétaii'e.
2. Sans doute parce que celui-ci était administrativement rattaché au N'iennois comme comté de Tullins, ce qui concorderait bien avec riiypothèse de M. Long.non (Allan hial., texte, p. l'M) sur l'identité du paffus Salmorinct'nsis et du comilatus TuUianensis, et expliquerait en partie les luttes qui se produisirent au sujet de la possession de ce pagus entre les églises de Vienne et de Grenoble, et (jui aboutirent en 1077 au partage du territoire contesté.
'i. Cf. LoNGNON, A/las hist., pi. VI.
'». Diplôme perdu mentionné dans une charte de Cbarles le Chauve du l'''' octobre 875 « [preceptum] Ludovici nepotis nostri : » ce qui ne laisse aucun doute sur le Louis auquel il convient de l'atti-iljuer (Du- IIAMF.L. Fraf/))i. d'anciens c((rtulaires de l'évrchii d'Oraïuje. dans Mt'tn. de VAcad. de Vaucluse. t. XV, p. 'MO, n" vni).
5. Lettres de Louis II (dalL Chr., t. XVI. instr.. c. 7;J ; Boijimku- MuEiM.»., n" 1208) et de Lothaire II {iliid.. n» 1289) à rarchevèqiu» Adon. Les archevêques Roland d'Arles et Arpen d'Lmbrun assistèrent à un concile convoqué à Pavie par l'empereur Louis (llAiiTziu;iM, Cimcil. German.. t. II, p. 331).