‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 52 sur 482 · Ann. lier tin., a. 869, p · texte numérisé non relu

Ann. lier tin., a. 869, p

7. Kestitution au monastère de Saint- Pierre de \'ienne de la villd Vogoi'ia (CilEVAi.iEl!, Cartid. de Saint-Maurice, p. r)6).

36 MORT DK LOTIIAIRR lî. — TRAITl'; DE MEERSEN [869-870]

qui restait en relations avec lui'. Rémi de Lyon conservait également auprès du nouveau souverain la faveur dont il avait joui auprès du père et du frère de celui-ci'. Girard en particulier était resté en possession du comté de Vienne, sans doute aussi du Lyonnais, et il est très probable que ses fonctions de duc lui demeurèrent jusqu'à la fin du règne de Lothaire IL'. Celui-ci, le 8 août 860, mourait à Plaisance sans laisser d'enfants de sa femme Theutberge''. Charles le Chauve, qui se trouvait à Senlis lorsqu'il reçut la nouvelle de la mort de son neveu, se hâta de prendre toutes les dispositions nécessaires pour mettre la main sur lo royaume devenu vacant. Il reçut, d'abord à Attigny, puis à Aix, ensuite à Gondreville, les hommages des seigneurs lorrains, bourguignons et provençaux'. Mais Louis le Germanique qui, occupé par sa guerre contre les Slaves, avait d'abord laissé agir son frère, réclamait aussi sa part et menaçait, si on la lui refusait, de la prendre de force. Une série de négociations assez pénibles occupèrent la fin de l'année 869 et les premiers mois de 870, pour aboutir enfin, au mois d'atnit 870, au ti-aité de Meersen''. 11 n'entre pas dans le plan de notre travail d'étudier celui-ci en détail'. Nous nous bornerons à constater que tous les pays recueillis par Lothaire 11 dans l'héritage de son frère (;harles de Provence se trouvaieni, à la suite de l'accord conclu à Meersen, placés dans le lot de Charles le Chauve. Celui-ci devenait ainsi possesseur du Lyonnais, du A'ionnois avec lo Sermorens, du A'ivarais et de l'Uzège. La part faite

1. C'est lui que Lothaire clioisit, en 806, pour plaider près du pape la cause de Waldradc (Ann. /ierlin., p. 8;>).

2. /fisl. (le Fr., t. YIll, }). 408-409, n" ix et n" vni (qui doit être un ])eu postérieur).

;{. Il olitient des diplômes de Lothaire II {Ilisl. de Fr., t. VllI, p. 410; CiiEVAiJEH, Carliil. de Saint- M(tnrice, p. 56). Adon de ^"ienne, en envoyant un de ses clercs au pape Nicolas I, le (lualilia de « presbyter Gerardi coniitis », ce ([ui excita le courroux du souverain pontife (.Iakfé, n- 2790 ,■ MiGNE, t. CXiX, col. 917).

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