‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 53 sur 482 · Ann. Berlin., a. 869; cL P.ahisot, op. cil., p · texte numérisé non relu

Ann. Berlin., a. 869; cL P.ahisot, op. cil., p

5. On avait dû prévoir ses idé(>s de conquête, car, dés le T) septembre, lladi'ien II adressait une lettiu' aux grands du royaume de Charles pour les inviter à détourner leui- roi de ses projets d'invasion (.I.mfé, n"^ 2917-2918). .

6. Ann. /ierlin.. a. 870, p. 108-110; Pauisot, op. rit., p. 340 et suiv., (^t p. 366 et suiv.

7. Il vient d'être (railleurs très coniplélcnient examiné i)ar M. I'a- HISOT. o/i. rit., p. ;{69-:!78.

[8701 l'.KCLAM.VTIoNS HK l.dl IS II 37

en 863 à l'empereur Louis ne s'augmentait d'aucune acquisition nouvello, alors que cependant il prétendait avoir droit, comme frère du défunt, à la totalité de l'héritage'. Dès le mois de noyond)re 869 ses envoyés, accompagnés de ceux du pape Hadrien 11, étaient venus trouver Chaides le Chauve à CTondreville, pour l'inviter à s'abstenir de toute tentative sur le royaume de Lothaire'. Dans le courant de l'année 870 d'autres ambassadeurs du souverain pontife et de l'empereur se rendirent pour le même objet auprès de Louis le Germanique''. Celui-ci s'en débarrassa on les renvoyant à son frère Charles, qui les reçut à Saint-Denis et auquel ils présentèrent les mêmes remontrances'. Mais Charles, qui se sentait peut-être appuyé par une partie de l'épiscopat du royaume de Provence", ne tint pas de ces observations plus de compte que l'année précédente. 11 choisit au contraire le moment où les députés se trouvaient auprès do lui pour aller se mettre en possession du pays que lui concédait le traité de 870, et spécialement du Viennois, toujours occupé par le comte Girard. La situation de celui-ci vis-à-vis de Louis II paraît avoir été assez indécise. D'une part, en effet, il avait reçu flu pape Hadrien l'ordre d'avoir, comme sujet de l'empereur, à ne tolérer aucune autre intervention que celle de ce dernier dans les élections épiscopales'"'. D'autre part ses actes n'indiquoid pas qu'il ait re-

1. La lettre d'Hadrien H aux grands du royaume de Lothaire (Jakfé, n" 2921 ; MiGNE, t. CXXII, coL 1296) le dit: « regni totius heredem. ».

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