Ann. Berlin., loc. cil
5. A Avignon en 873 et 877, .selon les corrections ingénieusement apportées par M. Lon{;no.n (pp. cil., p. 26'») aux dates inadmissibles fournies j)ar le Chron. Vizeliarense (Laimîe, BihI. noiui. niss.. t. I, p. ;)9'»).
6. A lin. Berlin., loc. cil. Un certain nombre de chartes privées du Viennois rapp(>llent cette succession de Charles au royaume de son neveu, en datant, par exemple : « Régnante domno nostro Karolo in regno condam nepotis sui. » (Charles de Cluni/. m" 12: darlul. de Sainl-André-leBas, w"^ 8*, 106* et 109*).
(^HAPITRE II
LE COMTE BOSO.X (869-870)
Le personnage auquel Charles le Chauve venait de conlîer ainsi le comté de Vienne et qui portait le vieux nom germanique de Boson', assez répandu au ix* siècle et même durant la période mérovingienne, n'appartenait pas, du côté paternel du moins, à l'une des familles les plus connues de l'aristocratie franque, et l'on ne possède sur le futur roi de Provence qu'un nomijre restreint de renseignements. Il n'est cependant pas sans intérêt do les réunir et de chercher à connaître, autant (jue possible, qutds ('(aient les personnages à la famille desquels se rattachait le comte Boson.
Le père de celui-ci, au témoignage d'Hincmar", était comte et se nommait Bivin ou Buvin^ II faut certainement l'identifier avec un comte lorrain de ce nom, auquel on donne parfois le titre de comte d'Ardennes '\ mais sans qu'aucun texte contemporain vienne appuyer cette hypothèse. Les premières mentions que l'on rencontre de lui se trouvent dans des di-
1. Se rattachant au radical bosi = bœse; cf. Fœrstekma.nn, AUileutsches Namenbtich, t. I, p. 277.