Chronique, a. 8G6, p
5. Cf. DucANGE, sut). v°, qui rap])orte un jjassage d'IsmoRE de Sé-
l'oLi'AïUJiN. noyuinne de Provence. 4
^iO I;aBBK IIUnERT [855-857]
seulement il était marié et avait des enfants ', mais encore il vivait avec des concubines, qu'il installait dans ses abbayes; il s'entourait d'hommes d'armes et dissipait les revenus de ses abbayes à entretenir des chiens, des faucons et des femmes de mauvaise vie". Au point de vue politique, les dernières années de sa vie sont remplies par ses efforts pour se maintenir, contre le gré de son souverain, en possession de son duché, en même temps que pour soutenir contre Waldrade la cause de la reine Theutberge. Dès la tîn de Tannée 857, Lothaire, en présence des brigandages de son beau-frère', qui menaçaient de troubler la paix entre le roi de Lorraine, et l'empereur avait dû sévir contre le nouveau duc\ L'expédition dirigée contre celui-ci paraît avoir eu peu de résultat\ En 859
VILLE {De Eccles. offlc, 1. II, c 3) : « Duo sunt gênera clericorum, unuiii « ecclesiasticorum sub episcopali regimine degentium, alterum acefa- « loruni i(l est sine capite, quam sequantur ignorantium. Ilos neque « inter laïcos seculariuin officioriim stiulia, neque inter clericos religio « retentat divina ». Un fragment d'un livi'C pénitentiel de Saint-Arnoul de Metz, rapporté par M. P. Viollkt (Jlïst. des Institut, polit., t. 1, p. 338), reproduit à peu près ce passage. — Au ix" siècle, on a une tendance à appliquer ce terme au.x clercs errants, à ceux qui peuvent encourir les accusations portées contre saint Adon : « Nulla ratione clerici « aut sacerdotes habendi sunt, qui abnuUius episcopi disciplina et pro- « videntia gubernantur. Taies enim acefalos,id est sine capite priscae « ecclesiae consuetudo nuncupavit ». (Capilul. Papiense de 850, dans BoRETius-KiîAUSE, t. II, p. 121), « Presbiteri absoluti et vagi... acefali. » {(loll. Britannica, Joh. vni, n" xvn ; Jafeé, n" 2973.)
1. HiNCMAR, Ann. Berlin., lac. cit. ; Folcuin, (icsta abbalum Lohieiisium, c. 12; Mon. Germ., »S\S'., t. IV, p. 60: « Eflicitur ad liaec uxorius « liberos procreans et ad siiae damnationis cumulum, nihil cléricale « ])raeter tonsuram praeferens. » Il ne faut pas conclure de ce texte, connue M. Parisot {op. cit., p. 84), qu'Hubert se soit marié durant son séjour à Lobbes. Il était marié à cette date, mais le fait même du mariage peut être antérieur, d'après le texte de Folcuin, à l'époque à laquelle le peu canonique abbé se mit en possession du monastère.