‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 73 sur 482 · Lettre précitée de Benoit · texte numérisé non relu

Lettre précitée de Benoit

3. La môme lettre fait allusion à des meurtres provoqués par la « miserriuia cupiditas » d'Hubert, et qui menacent île troubler la ])aix entre les deux frères. II s'agit très vraisemblablement d'actes de brigandage commis par lui en Italie, comme l'a conjecturé Duemmi.eh, (tstfr. licich., t. II, p. 9.

'i. Le roi (juitta Aix à la lin du mois de décembre 857, et y était de retour à la Hn d'avril de l'année suivante (HoiMiMEii-MrEiiLBACiiEi!, no^ 12'i8-1249). Sur cette expédition, cf. .l?m. Laubacrnses, Mon. dcn/i., SS., t. I, p. 15; Ann. Lnubicnses. Ihid.. t. .\II1, p. 232; Duemmler, Oslfr. Beich., t. II, p. 9-10; Parisot, op. cit.. ji. 119-120.

5. I{É(;iNoN, (Ihron.. a. SfiG. p. 91, dit qu'llubei't se réfugia (comme plus tard l^)dolplie b') dans les montagnes et (pic deux autres expédilions furent cncni-e nécossair(>s. Dikmmi.er, loc. cit.. considère ce rensei-

[859-862] I.'AlUil'; HUBERT 51

les trois diocèses ultrajurans de Genève, de Lausanne et de Sion étaient cédés par Loihaire à Louis II, son frère'. II est possible que la cession ait été faite par le roi de Lorraine principalement dans le but de se concilier l'appui do l'empereur dans la lutte contre Theutberge, mais peut-être aussi le désir de se débarrasser d'Hubert y entrait-il pour quelque chose ^ L'abbé de Saint-Maurice fut momentanément forcé de quitter son duché dcTransjurane et de chercher un refuge dans lesÉtats de Charles le Chauve ; il s'y trouvait avant la fin de l'année 860, date à laquelle sa sœur vint le i-ejoindre '. Charles le Chauve avait là une double occasion do nuire à son frèi-e, en soutenant contre lui un adversaire qui pouvait devenir dangereux, et en protégeant Theutberge et ses partisans. Doux ans après, sans doute à la fin du mois d'avril 862 \ Hubert recevait même la grande abbaye de Saint-Martin de Tours, qui venait d'être retirée au fils du roi, Louis, coupable d'avoir favorisé l'enlèvement de sa sœur Judith par le comte de Flandre, Baudouin Bras-de-Fer^ Pendant quelque temps Hubert dut rester

gnement comme « sagenhaft ». Il est cependant possible que deux campagnes contre Hul^ert aif?nt encore en lieu après l'année 857.

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