Molay, Yonne, arr. Tonnerre, cant. Noyers
3. « Fuit per bannum in tisco domini régis » (Hist. de Fr.. t. IX, p. 399). Molay avait été acquis en 863 par le comte Conrad des moines de Saint-Germain d'Auxerre, en échange d'un lieu nommé Hidiononis^llist. de Fr., t. Vlll, p. 589). Les moines tenaient cette villa de Charles le Chauve, qui la leur avait donnée en 859 (Quantix, Cartul. de /' Yonne, t. I, p. 69) et restituée le 11 octobre 862 (//y/W., p. 75). Conrad la donna comme douaire à sa femme Waldrade, mais la coniiscation opérée par Charles le Chauve rendit nulle cette donation. Cf. DrE-M-MLEr.. Ostfr. Beich, t. II, p. 110.
4. D"aprés les expressions employées dans le diplôme situé à la note suivante, le fait se place entre la mort de Charles le ('hauve et l'avènement de Boson au trône de Provence.
5. Nous connaissons l'histoire de la villa de Molay, par un diplôme daté du 29 janvier de la première année du Tàii;ne d'un roi Louis, et attribué par les éditeurs du Recueil dea Hi-floriens de France (t. IX, p. 399) à Louis II le Bègue et par Quantin {Cartul. de V Yonne, t. II, p. 9) a Louis IV d'Outre-Mer. M. Lauer, Z,o»/.<î /T, p. 17, n. 4, rejette cette dernière attribution. Mais l'acte, en tous cas, ne peut pas être de Louis II, qui, en })arlant de lui-même, n'aurait pas employé la formule: « Pi'eceptum quod apud dominum Ludovicum impetravit ». N'étant pas de 878 il ne peut donc servir à ])réciser la date antérieurement à laquelle Boson aurait donné la villa à l'abbaye. Elle e»t énumérée parmi les possessions de celle-ci à partir du 14 juin 884 (Qi'a.ntin, ihiil., t. I, p. 111).
Un Boson avait été également abbé de Saint-Germain d'Auxerre {Ili^t. de Fr., t. VIII, p. 598), mais cela dès 866. à une date par conséquent antérieure à la })remière mention cei-taine de la jjrésence du fils de Bivin dans les Etats de Charles le Chauve. Ce Boson, d'autre part, mourut un 20 juillet(SiCKEi., Lettre.... dans la liihL de l'Fc. desCtiurtes. V^ série, t. III, p. 28) et avant 876 (Gall. C/iri.fl.. t. XII, col. 374). II faut donc le distinguer du comte, son homonyme.