‹ Le royaume de SiamChapitre 7 sur 27 · REVENUS - FINANCES - MONNAIES · texte numérisé non relu

REVENUS - FINANCES - MONNAIES

Les revenus du trésor royal se composent des tributs payés par les petits souverains feudataires du Roi de Siam, des impôts mis sur les champs et les cultures, des droits de douane et des impôts sur les marchandises, de la taxe des jonques et des navires européens, et enfin des amendes et confiscations.

Fj'inipôt sur les champs est fixé à un tical *, par arpent et se paye au moment de la récolte du riz.

Il y a aussi des monopoles sur Tarak, le iabac, Thuile, les feuilles de palmier, le charbon, le bois, la pêche, et Texploitalion des mines, qui sont principalement entre les mains des Chinois.

* Voy. le tableau des monnaies à la (in de cê chapitre

Les douanes frappent sur les marchandises de consommation courante, sur les jonques et les navires européens, et également sur les marchandises importées à Siam ou expédiées à l'étranger.

Nous avons dit que le royaume se composait, en outre du Siam, de différentes nations tributaires : celles du continent occupant les provinces de Laos, de Korat, de Xieng- Mai, de Laphun, de Lakhon, de Phré, de Nan, de Luang- Phra-Bang, du Lom ; celles de la presqu'île malaise, telles que de Tringanu, de Kalantan, de Patani, de Quedah et du Ligor.

Tous ces petits États sont tenus d'offrir au Souverain de Siam, tous les trois ans, U% fleurs d'or et d! argent^ espèce de tribut et de redevances d'étain, d'ivoire, de benjoin , de laque, de bois de teck, et, en outre, de fournir leur contingent de troupes, lorsqu'ils en sont requis.

Chacun de ces États possède une ville principale, où résident les princes tributaires.

Aussi peut-on évaluer le produit général de ces diverses sources de revenus alimentant tous les ans le trésor royal, à une centaine de millions de francs.

Les produits de l'impôt, des douanes et des taxes sont remis au Roi, qui fait face, par leur moyen, à toutes les dépenses publiques. Il tire de son trésor la dotation des princes de la famille royale, le traitement des ministres, celui des chefs des talapoins composant le clergé siamois, et la solde de l'armée.

C'est aussi le trésor royal qui pourvoit aux dépenses de Thabillement et de l'armement des troupes, à celles de la con-

stniction et de l'entretien des navires de guerre, et enfin à toutes celles qu'exigent les travaux publics, tant dans la capitale que dans les provinces.

Quant à la perception de ses finances, elle est des plus simples. Parmi les mandarins qui se trouvent dans leur département respectif, le Roi désigne ceux qu'il charge de recueillir les taxes et les impôts qui sont dus. Une fois perçu, le montant de ces impôts partiels est remis entre les mains d'un chef de pages appelé Phra-xajot ; celui-ci les inscrit sur un livre, et ces impôts réunis, il en fait le total, qu'il montre au Roi avant d'en déposer le montant dans le trésor.

Par cette mesure, on voit que c'est le Roi seul qui est l'administrateur de la fortune publique et le dépositaire des revenus de tout le royaume.

Monnaies. — Les monnaies siamoises se divisent en trois catégories, savoir :

P Les monnaies anciennes, de forme presque sphériquc et dont l'usage se perd de jour en jour principalement dans les centres commerciaux ;

2* Les monnaies actuelles en argent et en cuivre, de forme plate et circulaire comme celles d'Europe ;

3** Et les valeurs représentatives, c'est-à-dire les monnaies de compte n'existant pas à l'état de pièce.

Les monnaies ont une valeur intrinsèque équivalant à leur poids. Ainsi, par exemple, le {ica/ pèse 15 grammes et vaut 5 francs.

-soie tableau ci-dessous donne le nom et la valeur de ces monnaies.

MORRAIES DARGEKT

La piice de 1 Phai raut

Id.

de 1 Fuang . .

de 1 Salang. .

Id.

de 1 Tical. . .

Id.

de 1 Sung phai

Id.

de2Fuaiigs. .

Id.

de2Salungs. .

deSTicaux. .

MORRAIES DE CDITRE

La pièce de l-demi Aiang vaut ci. . . . Ofr. 18»/».

La pièce de 1 quart de fuang vaut ci. . Ofr. 09»/».

La valeur représeutative le plus usitée au Siam est h piastre f dont la valeur varie en moyenne de 5 à 6 francs.

Elle est divisée en cent parties que l'on nomme cents; de sorte que les monnaies représentent autant de centièmes de la piastre qu'ils valent de fois fr. 05 centimes environ.

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