LA GREVE DES COUTURIÈRES ET TA1LI
un autre commissaire a un N'insistons pas sur ce cas au tranger. L'internationalisme sociale a depuis longtemps fi scrupules patriotiques.
' Après avoir été ainsi tram saire en commissaire, je me riere le bureau qui préside à Le tremplin qui sert d'arrièi est une parlote charmante.
Sur des piles de journaux gens étendus fument des ciga un groupe d'adolescents, chev pervers, gilets fleuris devisent
— Des esthètes, venus là < flirt, pensai-je.
Justement un membre du b mer un peu de silence de leur d'abord de leur état social.
— Qui êtes-vous ?
— Nous sommes des é vistes !
Le membre du bureau, s:
place. Les jeunes gens parlent peinture. Près d'eux, une jeune fille, boulotte et rose, vêtue de vert et d'héliotrope, assise sur une chaise, le dossier sous le coude, conte à son jeune voisin ses déboires de la veille.
— Oui, mon cher, les agents n'ont pas voulu que nous passions rue de la Paix.
— La police était donc là ?
— Comment ! Mais elle est partout ! Je vous dis qu'elle a le « tuyau » la police... Il y a des gens dans la salle qui vont dire à M. Lépine quand c'est fini I
— C'est une honte 1
La pauvre enfant tord son mignon point impuissant. Elle est délicieuse d'indignation.
Auprès de cette idylle circulent des jeunes filles assez jolies, de cette joliesse ébouriffée qui est la caractéristique de l'ouvrière parisienne. Elles sont là une demi-douzaine, blondes ou brunes, qui se dévouent à la propagande.
Autour de leur bras maigrelet elles ont noué un ruban de soie rouge-vif sur lequel, ea lettres d'or, se détache cette suscription : le Petit Sou.