‹ Le rythme de la vieChapitre 68 sur 85 · LA FONTAINE · texte numérisé non relu

LA FONTAINE

Partir ! Pourquoi ce mot sonne-t-il tristement ? Pourquoi semble-t-il rompre en nos âmes troublées Quelque chose de très fragile et de cliarmanl ? Pourquoi regrettons-nous les heures en allées ?

J'ai regardé longtemps le détour des allées, Le jardin déileuri, le bois, le lac dormani, La vieille cloche dont le rauque tintement Epandait, sur le parc, des musiques fêlées.

LE DEPAUT

J'ai cru voir tressaillir aux branches du \crger Un frisson de tendresse et de mélancolie ; Les oiseaux se taisaient au taillis bocager.

Mais non. Croire au regret des choses, c'est folie ; L'herbe ensevelira notre trace abolie...

L'homme est-il donc partout un banal étranger?

La Villebague, octobre.

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