ROSSINI
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FlELD. b' Nochiriie.
Voyez, pages A, 6 el 12, G. Tell de Tlialherg. Dans toute une page la finale masculine est faible parce qu'elle a une petite valeur el est suivie dans le même temps par la noie initiale du rliytlmie suivant ;
b) Si elle est précédée d'une note DOlliétique:
c) Si la pénultième a une gronde valeur exceptionnelle, ou si elle est précédée d'une grande valeur:
- *' — -^ Que jo Toudraisa-ïOir T08 al - le»
Donnez à l'avant-dernière note une svllabe, el le rhythme devient masculin :
loul |>uur lui
Comme la musique est suscc|)lilile de recevoir aussi bien un vers masculin (pi'un féminin, celle écpiivoijuc lui enlève évidemment de la franchise, de l'énergie.
Il arrive souvent que la dernière note d'un l'hylhnie masculin est suivie d'une note chromatique servant de conduit mélodique, de guidon; dans ce cas, c'est un rhythme masculin féminisé :
Favorite.
Adngio de la Sonate pathétique.
De ces règles tirons la remarque suivante: Plus une phrase est énergique, plus sa note finale masculine est forte. Plus une phrase est douce, calme, plus la note finale masculine doit être faible. Plus la dernière noie d'un rliythme masculin a de valeur, plus elle doit être lorte. Moins la dernièie note d'un rhylhme a de valeur, moins elle doit être forte. Rien de plus désagréable qu'une exéculion qui fait sentir avec brutalité et monotonie la fin des rliythmes. D'un autre côté, il est de miuvais goût de trop écourter la durée des dernières notes; cela donne aux rhylhmes quelque chose de brusque, de sec, et laisse un vide choquant. Donc, ici encore, il faut que le bon sens et le goiit dirigent l'exécutant. Que dans les danses et les marches les notes finales soient marquées avec énergie, cela va de soi.
3^ règle: La dernière note d'un rhylhme fémininesl faible, doit être enchaînée à celle ipii la précède et délicatement enlevée en même temps que celle-ci:
a) Quand celle qui la précède (la pénultième) a une grande valeur. Exemples:
b) Quand celle qui la précède est une note chromatique :
gg=g=
c) Quand celle qui la précède est une répétition temporale soit diatonique, soit chromatique:
--t ^ * .-nr^
Vh ^ 'A ^D
a »" ' A\-l^i 4 r 'iU-^ ■" '-A:^^^^^^
4® règle : La dernière note d'un rhythme /"(■'/« »im est forte:
a) Si elle est syncopée; h) si elle est précédée d'un silence; c) si elle est vme répétition temporale; d) si elle est prolongée par la première note du rhythme suivant:
Verdi.
Chopin.
3t=tiZ
Ravina. Op. 00. ii" 9.
^mi
Voyez png-es 46 et 47 .
5® règle : La pcnuUièmc, l'avant-dernière note d'un rhxlhmc féminin, est forte. Elle prend surtout de l'accent: a) si elle a une grande valeur; b) si elle est chromatique; c) si elle est rcpélition temporale. (Voyez les exemples de la 3*^ règle.)
Souvent la pénultième à grande valeur est remplacée par un Irillo ou par un groupe de" notes de brodciie; dans ce cas, c'est la V^ du groupe qui prend raccent. Exemple:
Il en est de môme de la V note de la dernière mesure d'un rliytlime masculin prolongé ou féminisé. (Voyez 2^ règle, c.)
En réalité la plirasc termine sur la V" noie de ces nu>uros, mais on ajoute encore les * autres notes comme pour satisfaire cl éteindre les désirs de l'oroillc, pour romlrc la fin moins brusque et plus lerminative.
Quand la pénultième arrive par grand saut descendant, elle est souvent précédée dune note d'agrément ou appoggiature.
La raison qui veut que la pénultième d'un rliyllmie féminin soit forte est celle-ci : elli rrlarde la note que l'oreille désire, celle qui lui apporte le sentiment du rejjos nn.il. Oi (pii dit relard, dit obstacle, donc nécessilc à déployer de la force pour le vaincre.
La pcnullièmc peut donc cire supprimée, ce qui rendrait le rliylhnie masculin et jellerail de la force sur la dernière '. Exemple :
GOLNOD.
Cetle phrase pourrait être réduite comme suit:
m^^^^mm^m^mm^t^^-^^^'^'^m
Voyez l'exemple de Mozarl, page 5(i.
Enlevez de même l'avant-dernier accord de la V^ cl de la 2® mesure de l'introduction de la Sonate palhélique. Évidemment cette opération ôlerait à ces phrases toute leur expression, toute leur originalité.
En résumé, plus une noie est désirée, appelée, sollicitée par l'attraction des notes précédentes, moins elle est forte. Or, plus la note qui forme l'obstacle à l'arrivée de celle que l'oreille désire, est fausse, pins elle est complexe comme répclilion, dissonance, relard, note chromatique . grande valeur, etc., plus aussi elle exige d'énergie. En réalité, c'est un accent pathétique; «i dirait que l'oreille ne l'accepte que si elle lui est imposée avec violence.
En outre, une pénultième avec grande valeur peut être remplacée par plusieurs notes. Elle prend donc à elle seule toute la force de ces notes supprimées ou sous-entendues dont elio lient la place.
Voyez les exemples de la 5'' règle de la page 88.
Accent des incises.
La première note d'une incise est forte, la dernière faible, quelle que soit la partie de la mesure ou du temps sur laquelle elles tombent. Même dans les danses la note finale d'incise est faible, même quand elle tombe au commencement d'une mesure*.
1. Si la pénultième fait partie intégrante du dernier accord (de l'accord ûnal), c'est la dernière note qui peut être supprimée: si elle n'en fait pas partie, si c'est une note étrangère au dernier accord, c'est elle qui peut être supprimée. Exemples :