‹ Le Rythme NodaChapitre 24 sur 43 · LP CC RS · texte numérisé non relu

LP CC RS

F1G. 12. — Transformation soudaine de l’onde P négative en onde positive chez le Lapin en rythme nodal expérimental (2e dérivation). L'onde négative P qui figure au début de ce tracé est la dernière d’une longue série.

augmentée de l’appareil enregistreur permet seule de rendre apparentes de telles ondes. Dans d’autres cas (L.26) la disparition de P n’est plus une simple question de diminution de voltage, mais de réduction de durée du PR. On peut alors suivre P qui se rapproche du QR pour finalement s’accrocher à lui et disparaître, masqué par le complexe ventriculaire ou, inversement, se dégage de celui-ei (fig. 8).

Enfin une troisième possibilité peut se manifester; elle est fournie par les expériences qui conduisent à un polymorphisme notable de l’onde auriculaire. Ainsi, chez L.19, P, qui, trois heures après l’intervention est diphasique à prépondérance positive, subit au cours d’un enregistrement de nombreuses variations morphologiques. On la voit successivement devenir très aiguë, puis s’étaler, se perdre enfin dans la ligne isoélectrique. Un instant plus tard, elle présente un nouvel aspect diphasique, à prépondérance négative cette fois, et, finalement devient franchement négative. P, subit des variations parallèles mais beaucoup moins nettes.

L.16 présente aussi un polymorphisme très marqué : ondes P simples, bifides, positives ou négatives, une heure après l’exclusion du nœud de Kerru-FLack. De même chez L.21, où les enregistrements synchrones des trois dérivations montrent des P, et P, positifs au début de l’enregistrement, qui tendent à la négativation, avee aspect polyphasique et qui finalement disparaissent dans la ligne isoélectrique ; deux heures après, un nouveau tracé révèle l’existence de P; et P, positifs, de très faible voltage et de P, négatifs.

Avec L.27, P polymorphes : aigus, en dômes, diphasiques.

Dans les jours qui suivent les trois possibilités envisagées ci-dessus peuvent encore s’observer :

19 Ondes auriculaires, monomorphes, semblables au voltage près, à celles du tracé témoin. Exemples, L.11 les 27 et 28 août et L.19.

Ge n’est que par la multiplication des tracés que l’on peut espérer en recueillir un qui présentera le «faux pas » auriculaire permettant de découvrir sur un fond rythmique d’apparence sinusale, la marque de l’origine tawarienne ;

20 Ondes auriculaires isoélectriques visibles seulement à la suite d’une amplification importante (exemple L.24) ;

30 Ondes polymorphes. La plupart des animaux en rythme nodal présentent à certains moments au moins, un polymorphisme de P. Un exemple est particulièrement typique, c’est celui qui nous est offert par L.21. Dans une série d’enregistrements effectués le lendemain de l’intervention et dans les jours qui ont suivi, on note une variabilité extrême de la forme de P. Ainsi, six enregistrements sont faits à dix minutes les uns des autres le 20 septembre (ablation aseptique du 19 septembre), P, et P, sont positifs sur les deuxième, troisième et quatrième ; négatifs sur le premier, négatifs ou isoélectriques sur les cinquième et sixième. La même alternance s’observe le 26 septembre (fig. 13).

Le 22 septembre à 9 heures, tracé difficile à distinguer d’un électrocardiogramme normal ; ondes P acuminées, de voltage presque égal à celui du tracé témoin, monomorphes comme elles sont dans celui-ci. Cinq enregistrements faits de six minutes en six minutes . fournissent les mêmes renseignements.

L'ensemble est apparemment d’une monotonie désespérante: pas le moindre trouble du rythme, pas la moindre altération morphologique. L'enregistrement est poursuivi systématiquement et, brusquement, à la fluoroscopie qui permet de suivre de façon continue

Sr ne

“9109U9 1941099841 9S Hd 9NBAMUT] Nb 79 11ICj U9 9ATPSQU JUaWAUOUCI] JU9rA9P 9pp9 nb stpueJ 11 ue JLeredsrp smd ose102,s d 9PUOJ UIEPNOS : Y d NP SAT SUOrJeNJONty 0p qu#edwoo9e 4 op owustydiou{jod ejqisues af 998417 NP o1jied a1ormoid ep suep onbrewor uQ ‘smof des smdop [epou awuuy}Aa ua uIde — ‘€p ‘91

mens |

: mg.

Page 1