‹ Le Rythme NodaChapitre 30 sur 43 · PONS · texte numérisé non relu

PONS

Mais il n’est pas exceptionnel qu’une excitation modérée s'accom pagne, comme dans les exemples fournis par 1.25 (excitation du vague droit) et par L.13 (excitation du vague gauche), d’une plus forte bradycardie, la fréquence passant dans le premier cas, de 160 systoles par minute à 36, dans le deuxième, de 185 à 60.

Des excitations fortes et prolongées durant vingt à trente secondes sont suivies, dans les expériences où elles ont été pratiquées, d’un arrêt du cœur. Ghez le L.13, dès que l’excitation est portée sur le vague gauche et après la systole inévitable, les ventricules cessent de se contracter. Durant quatorze secondes, les seules altérations de la ligne isoélectrique sont représentées par les ondes P qui continuent à s'inscrire à intervalles très variables d’ailleurs. Chez L.25, l’excitation du vague droit, à deux reprises, puis du vague gauche, a un eflet plus marqué encore puisqu'elle détermine l'arrêt total des deux étages cardiaques après une courte période pendant laquelle s’aperçoivent encore quelques P bloqués (fig. 18, planche hors texte). Le cœur est ensuite au repos complet jusqu'à la fin de l'enregistrement, c'està-dire durant plus de six secondes dans un cas, plus de. quatorze secondes dans un autre.

Si nous rapprochons les chiffres fournis par cette série d'expériences de ceux qui ont été obtenus lors des excitations de même intensité du pneumogastrique chez l'animal en rythme sinusal, chez L.A8 el S.4 par exemple, il n’est pas discutable que l'influence chronotrops se manifeste de façon beaucoup plus importante chez l'animal en rythme nodal. Tandis que la chute de fréquence est de l'ordre de 50 à 600, et tandis que les rares arrêts cardiaques ont au maximum présent é une durée de trois secondes et demie dans la série des dix animaux en rythme normal que nous avons utilisés comme témoins, chez le Lapin en rythme nodal, la fréquence est le plus souvent réduite de plus de 60%, ramenée parfois au quart ou au cinquième de sa valeur initiale, lorsque l’arrêt n’est pas total et prolongé.

Quand les excitations vagales sont prolongées pendant plusieurs dizaines desecondes, on distingue une période imitiale constituée par une bradycardie extrême, voire des pauses complètes (fig. 20, planche hors texte). À ces pauses fait suite le phénomène classique de l’échappe ment. Les systoles reprennent, puis le rythme d’abord très lent s'accélére, mais, en aucun cas, il ne reprend sa valeur normale. Ainsi, chez le 1.25, on note, à la suite d’un arrêt de plusieurs dizaines de secondes.

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