‹ Le Rythme NodaChapitre 31 sur 43 · ET RS · texte numérisé non relu

ET RS

l’excitation étant poursuivie pendant ce temps, une reprise des contractions cardiaques. La fréquence est très basse, surtout pour un Lapin, de 24 systoles par minute. Les complexes sont, dans la première partie du tracé, de type supra-nodal. Onde P diphasique, intervalle PR de 5 à 6 centièmes de seconde, onde T fortement étalée, diphasique à prépondérance négative et segment S TT très allongé sont les caractéristiques d’une morphologie proche parente de celle des tracés témoins dont elle ne diffère guère que par la diminution du voltage de P, par l’étalement considérable de T et l’allongement du segment S T. De temps à autre se produisent des échappements ventriculaires qui alternent irrégulièrement avec les complexes nodaux (fig. 19, planche hors texte). Une excitation du vague gauche chez le même animal conduit également après une période arythmique assez confuse au cours dela quelle se voient des extrasystoles ventriculaires, à un rythme d'échappement nodal de fréquence 62 par minute.

Chez le lapin n° 13, l’échappement au vague détermine un rythme moins régulier que dans l’exemple précédent. L’excitation prolongée est suivie, après un arrêt de quatre secondes et demie de l’apparition de complexes nodaux, isolés d’abord, puis groupés en véritables salves de trois ou quatre systoles qui alternent avec de longues périodes de repos jusqu’à la fin de l’excitation (rappelons qu'il s’agit ici d’un rythme nodal aigu, réalisé extemporanément et que des phénomènes irritatifs sont susceptibles de troubler le rythme).

Dans l’expérience du 18 septembre 1948, sur L.26, les excitations prolongées du vague gauche ne sont pas suivies par un rythme d’échappement régulier, mais, après un arrêt initial de deux secondes et deux dixièmes, très court pour un lapin nodal, par une bradycardie dont la fréquence varie entre 42 et 70 systoles par minute (fig. 21, planche hors texte), et enfin dans l'expérience du 17 septembre 1948 chez L.24, on voit apparaître un bloc 2/1.

En résumé, nous venons de constater sur les quatre animaux en rythme nodal que :

19 Les excitations d'intensité jaible où modérée portées sur le bout périphérique du vague ont déterminé une bradycardie qui a réduit la fréquence initiale de 200 systoles par minute à 150 chez L.24, de 160 à 30 chez 1:25, de 200 à 150 chez 126 et enfin de 185 à 60 chez L.13 ;

20 Les excitations de forte intensité qui doivent permettre de juger de l'effet maximum des vagues, provoquent, dans deux cas sur quatre.

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