DÉFINITION
d'expérience (v. Introduction, p. 28). Observons maintenant un groupe qui contient moins de 6 temps marqués, 5 par exemple. Le premier effort d'analyse ou division, y détermine deux parties : 3-1-2 ou 2-+-3. Mais de ces deux parties, l'une se dérobe au second effort d'analyse ou subdivision, parce qu'elle renferme seulement 2 temps marqués. Un groupe de cette étendue, et à plus forte raison un groupe d'étendue moindre, est donc trop simple pour demeurer isolé dans notre esprit, pour y composer un tout harmonieux et complet.
Ainsi, les repos courts de l'étendue totale sont ceux dont les membres contiennent moins de 6 temps marqués. Nous nous proposons d'observer comment ils se rencontrent avec les repos du vers, et notre but sera atteint quand nous aurons répondu à la question suivante : les repos étudiés obéissent-ils ou non à la loi d'attraction énoncée plus haut (p. 3/jq)? C'est la question que nous poserons, toujours la même, pour toutes les catégories de repos du discours qui nous paraîtront dignes d'étude, non seulement parmi les repos de l'étendue totale, mais parmi les autres. La réponse, pour être complète, doit contenir deux parties : il faut l'obtenir d'abord par la méthode statistique, ensuite par la méthode logique (v. p. 352). La méthode statistique consiste à embrasser d'ensemble tous les repos courts de l'étendue totale, et à observer comment ils se distribuent entre les différentes coupes du vers. La méthode logique consiste à distinguer certains des faits qui démentent en apparence la loi d'attraction, et à décider si l'exception qu'ils présentent est préméditée par l'auteur, justifiée par le contenu du discours. Les deux méthodes nous conduisent au même résultat : elles confirment l'une et l'autre la loi d'attraction.
389 REPOS COURTS DE l'ÉTENDUE TOTALE
b) Etude d'ensemble (statistique).
L'étude statistique des faits de versification nous apprend en effet, que plus est grande l'importance d'une coupe, plus est petit le nombre des exemples où l'on trouve à cette coupe un repos court de l'étendue totale.
Nous avons réparti (Introduction, p. 29) les coupes en k classes, qui sont, en commençant par les plus importantes : i° la coupe finale ; 20 les coupes au milieu du vers (exemple : la penthémimère) ; 3° les coupes au tiers (exemples : la tribémimère, l'hephthémimère) ; 4° les coupes faibles ou féminines (exemples : coupe au premier dactyle, coupe au cinquième trocbée) .
Soit A le nombre total des repos du discours qui se présentent aux différentes coupes d'une classe donnée, B le nombre des repos courts pris à part, ceux que nous observons en ce moment : la relation B/A indique la fréquence de ces derniers. Les quatre relations B/A qu'il s'agit de comparer sont contenues dans le tableau suivant :
Coupes. B/A =
Classe I 1 °/0
» III i4 »
» IV i5 »
Cette progression ne contient pas seulement la démonstration annoncée ci-dessus. Elle donne lieu à une autre remarque : c'est que les quatre espèces de coupes se réunissent en deux groupes distincts. Les coupes à la fin et au milieu du vers ont toutes deux très peu d'exemples de courts repos ; les coupes au tiers et celles de la quatrième classe en ont une proportion beaucoup plus forte, et à peu près la même. Ainsi, les coupes au tiers sont traitées à peu près comme les coupes les plus