‹ Le rythme poétique dans les Métamorphoses d'OvideChapitre 2 sur 270 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

dans l'un, je présente l'essai d'une notation conventionnelle propre à traduire les éléments du rythme poétique ; dans l'autre, je réunis en un Dictionnaire, rédigé avec le secours de cette notation, tous les faits que je me suis proposé d'étudier. J'aurais pu faire l'un et l'autre beaucoup plus courts, en me bornant à énoncer les règles principales de la notation, et à proposer un choix d'exemples. J'ai pensé qu'il convenait d'exposer la notation en détail, et que le Dictionnaire perdrait presque toute son utilité si j'en retirais un seul exemple.

Le langage conventionnel par lequel j'ai essayé de traduire les caractères rythmiques en les isolant des autres caractères du discours, a d'abord l'avantage de la brièveté. Les deux membres

Stabat nuda ^Estas | et spicea serta gerebat deviennent grâce à lui

et il n'exige pas plus de signes pour représenter vingt vers qu'un seul. Mais ce langage est plus qu'un moyen d'expression commode, c'est un instrument de recherche indispensable. Les vers lus ou entendus nous présentent les éléments du rythme (syllabes longues et brèves, temps marqués, coupes du vers) mélangés à d'autres : quand nous voulons observer les premiers, ceux-ci ne nous apportent qu'embarras et confusion, et nous cherchons à nous en défaire. Nous sentons combien notre tâche serait plus facile, si, au lieu des mots du poème, nous percevions des substituts qui en contiennent les seuls caractères rythmiques : le langage conventionnel dont je me suis servi n'est autre chose qu'un choix de ces substituts, comprenant les plus commodes et les plus simples. A l'usage, on les reconnaît non seulement utiles, mais nécessaires. Les faits rythmiques, même pris à part, sont com-

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