CONCLUSION SUR I.KS RKPOS COURTS
mère (coupes de troisième catégorie). On trouve à la penthémimère des groupes de 3 temps marqués, par exemple
fugere hoc | illud captarc [putares]
(VU, 79I-) des groupes de l\ :
z~~z 3 I ZTZ 4 ~U~~U 5 v"v 6 ^7
fer opern | furtoque silentia deme
etc. La méthode serait toujours la même. On arriverait aussi toujours à la même conclusion : c'est que le contraste entre le rythme du discours et le rythme du vers se justifie par l'intention qu'a le poète de surprendre l'auditeur, de le rendre plus attentif à l'intérêt pathétique ou logique du passage.
Voici toutefois un dernier détail digne de remarque : c'est l'absence du groupe de 2 temps marqués séparés par la pen-
thé minière :
[medio duo litore monstra Adspiciunt] fugiunt | redeunt
(exemple supposé d'après VII, 791). Ce fait devrait appeler l'attention, si l'on avait à comparer les Métamorphoses à d'autres ouvrages en hexamètres. Il n'est certainement pas fortuit, car on a beaucoup de peine à composer un vers acceptable en y admettant le groupe en question. L'explication la plus plausible de cette absence paraît être la suivante. Les 6 temps marqués qui se trouvent dans le vers peuvent être (nous l'avons remarqué dans l'Introduction) divisés soit en deux groupes : S-+- 3, soit en trois : 2 + 2 + 2. Dans la division binaire, la coupe la plus fréquente est la penthémimère ; dans la division ternaire, les deux coupes associées sont le plus souvent la trihémimère et l'heplithémimère. Le groupe constitué plus haut par hypothèse suppose l'emploi des trois coupes en même temps, la première entre les deux membres,
les deux autres à leur extrémité, celles-ci étant supérieures en importance logique à celle-là. Il appartient donc au système ternaire ; et cependant la présence de la penthémimère a pour efiet de suggérer à l'auditeur l'image confuse de la division binaire. C'est là une forme rythmique équivoque et mal venue. Dans un vers divisé nettement en trois parties, un bon versificateur évite tout repos de syntaxe à la penthémimère, même si le repos de sens est en réalité très peu sensible. C'est pourquoi les membres égaux compris entre les coupes trihémimère et hephthémimère sont, en règle générale, séparés par la coupe au troisième trochée :
discede | precor
On trouve en effet dans les Métamorphoses trois faits de versification semblables à celui-ci (V. Dictionnaire, n° 727 ; p. 285).
Section B : Repos longs.
a) Définition (p. 4 17). — b) Étude d'ensemble (statistique) (p. 4a3). — a) Les longs repos en un seul groupe (p. 424). — |î) Différentes catégories de longs repos (p. 429)- — y) Explication des nombres contraires à la loi d'attraction : répulsion (p. 438). — c) Etude détaillée des exceptions (étude particulière) (p. 463). — a) Première espèce : repos qui présentent des résultats statistiques contraires à la loi générale (p. 469). — (3) Première espèce : suite (p. 475). — y) Deuxième espèce: repos qui présentent des résultats statistiques conformes à la loi générale (p. 48o).
Après avoir étudié les repos de l'étendue totale dont la durée est de beaucoup inférieure à la moyenne (repos courts), nous avons à étudier ceux dont la durée la dépasse