‹ Le rythme poétique dans les Métamorphoses d'OvideChapitre 204 sur 270 · ESTIMATION DES PERIODES PAR VERS COMPLETS [\ 2 I · texte numérisé non relu

ESTIMATION DES PERIODES PAR VERS COMPLETS [\ 2 I

second caractère, la période estbeaucoup plus voisine de celle qui contient 6 vers entiers (36 temps marqués) que de celle qui en contient l\ (2 4 temps marqués). Si l'on tient compte du premier, elle s'apparente à celle-ci plutôt qu'à celle-là. Faut-il la classer avec l'une ou avec l'autre? Tel est le problème que nous avons à résoudre. Notre décision dépend de l'importance plus ou moins grande que nous paraissent avoir les deux caractères qui sollicitent l'instinct rythmique du lecteur : d'une part, les temps marqués pris isolément, c'est-à-dire le caractère le plus général, qui se trouve dans l'hexamètre comme dans les autres vers ; d'autre part, le vers pris d'ensemble, le groupement des temps marqués par six, le caractère spécifique qui détermine le rythme propre de l'hexamètre. De ces deux éléments, c'est le second qui paraît s'imposer à l'attention. Nous avons indiqué plus haut quelle est, dans le rythme poétique, l'importance du vers pris à part et pris dans son entier: il nous fournit l'unité de mesure, le type d'organisation des données rythmiques. Ainsi, quel que soit le nombre des temps marqués qui ne se groupent pas en un vers, ils ne contiennent pas l'équivalent du vers complet ; ils subissent, du fait de leur isolement, une atténuation d'importance telle, qu'ils n'entrent pas en ligne de compte pour le classement, de la période. D'ailleurs, aussitôt qu'il s'agit d'en faire une étude détaillée, aussitôt que l'attention cesse de s'arrêter aux caractères les plus apparents, l'analyse des vers complets eux-mêmes en fragments de vers commence, et les fragments de vers qui se trouvent au début et à la fin de la période reprennent une valeur rythmique égale à celle des autres.

Comment se résout, dans la pratique, la difficulté qui vient de l'appoint d'étendue fourni par les vers incomplets ? Il est à prévoir qu'elle ne se posera jamais sous la forme extrême que nous venons de supposer, ni même sous une forme voisine de celle-ci. Des périodes dont le rythme est équivoque ne sont guère admises par un bon versificateur. Si l'on cherche dans

les Métamorphoses les périodes les plus voisines de l'exempletype proposé plus haut, dans lequel les fragments de vers incomplets sont aussi étendus que possible, c'est-à-dire celles où les vers incomplets occupent les parties de membre les plus longues, on trouve les suivantes :

i° La période qui s'étend de la penthémimère du vers V, 523 à l'hephthémimère du vers V, 529 ; le repos principal a est à la trihémimère du vers V, 52Ô :

2° La période qui s'étend de la penthémimère du vers IX, 275 à la même coupe du vers IX, 281 ; le repos principal a est au vers 278, à la coupe bucolique.

— G fi —

3° La période comprise entre la penthémimère du vers XII, 71 et la trihémimère du vers XII, 77 ; le repos principal a est à la penthémimère du vers 73.

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