‹ Le rythme poétique dans les Métamorphoses d'OvideChapitre 205 sur 270 · ÉTUDE STATISTIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE STATISTIQUE

Ces exemples, comparés à l'exemple-type, prêtent à une double observation. i° La difficulté rythmique y est beaucoup moins sensible. En effet, il nous est d'autant plus facile de faire abstraction de la partie du groupe contenue dans les vers incomplets, que cette partie est moins considérable, et que la partie contenue dans les vers complets est par contre plus étendue. Or ce sont là les deux conditions qui tendent a se réaliser dans les exemples des Métamorphoses. Le nombre des vers complets est de 5, et non de h : le nombre des temps marqués contenus dans les vers incomplets est de 7, 6, 5, et non de 10. i° En tenant compte de ces différences, nous sommes fondés à conclure que l'intention de l'auteur est de présenter ces périodes comme des équivalents rythmiques des périodes qui contiennent exactement 5 vers. Il nous est permis par conséquent de faire abstraction des vers incomplets, pour la définition que nous cherchons à donner des longs repos.

Seront donc seuls comptés parmi les groupes qui ont une étendue supérieure à la normale ceux où les vers complets sont au nombre déplus de quatre. En outre, quand nous aurons à répartir les longs repos en différentes classes suivant leur étendue, nous tiendrons compte pour ce classement des vers complets seuls. Tout groupe où les vers complets sont au nombre de 5 sera classé avec les groupes de 5 vers, même si l'appoint des fragments de vers en excès y rend le nombre des temps marqués égal ou supérieur à celui des groupes de 6 vers. Cette convention se justifie par les remarques qui précèdent ; elle ne peut produire d'inexactitudes dans la comparaison des différentes classes de longs repos, si elle est également appliquée à toutes.

b) Etude d'ensemble (statistique).

La loi d'attraction, si elle est vraie, doit produire dans le cas

(\l!\ REPOS LONGS DE LETENDUE TOTALE

présent des résultats exactement contraires à ceux que nous avons obtenus auparavant pour les courts repos. Ces derniers se rencontrent le plus souvent avec les repos les moins importants du vers ; ce sont les plus importants qui doivent recevoir d'ordinaire les longs repos du discours. A mesure que l'on s'élève des coupes les plus faibles aux coupes du système ternaire, de celles-ci à la coupe à l'hémistiche, de cette dernière à la coupe finale, le nombre des exemples, qui diminue pour les repos courts, doit aller croissant pour les longs repos. Cette prévision, et la loi qui l'inspire, sont presque toujours confirmées par les faits.

Cependant l'accord entre la théorie et les nombres n'est pas aussi complet pour les longs repos que pour les autres. En observant isolément les différentes catégories de longs repos, nous rencontrerons des résultats statistiques inattendus, tels qu'il ne s'en était point trouvé dans l'étude des repos courts. Nous nous attacherons à chercher le sens et l'explication de ces faits contraires à la loi. Aussi, tandis que l'examen statistique des repos courts comprend deux parties seulement, l'une consacrée à l'ensemble de ces repos, l'autre consacrée à leurs différentes espèces, l'examen statistique des repos longs comprend une troisième partie, qui s'ajoute à ces deux-là : elle a pour objet l'explication des nombres surprenants.

Il est inutile de rappeler la répartition des coupes du vers en quatre classes d'importance inégale : ce classement doit être encore présent à la mémoire du lecteur (v. p. 355 et p. 382).

a) Les longs repos en un seul groupe.

Soit A le nombre total des repos entre propositions qui se rencontrent à chacune des quatre classes de coupes du vers ; soit B le nombre des longs repos compris dans A. La rela-

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