‹ Le rythme poétique dans les Métamorphoses d'OvideChapitre 208 sur 270 · ANOMALIE DES TROIS DERNIÈRES CLASSES · texte numérisé non relu

ANOMALIE DES TROIS DERNIÈRES CLASSES

une attraction affaiblie de ceux qui indiquent une attraction nulle ou contrariée. Les premiers intéressent les coupes des classes II, III, IV, les seconds la seule classe I, c'est-à-dire la coupe finale.

Voici pour le premier point. En additionnant les différences des nombres II et III, III et IV de la progression croissante C/B, l'on obtient un total de 6 H- 4= 10. Reportons-nous au tableau des courts repos (p. 384), et considérons la progression (décroissante) des faits correspondants (groupes d'une étendue voisine de la normale, contenant 5 temps marqués, relation D/B) ; la somme des différences y est de 28 -t- i = 29, c'est-àdire que l'instinct rythmique du poète semble faire pour les courts repos une distinction plus nette entre les coupes à l'hémistiche, les coupes au tiers et les coupes féminines. C'est à une conclusion toute semblable que nous conduit l'examen des nombres décroissants (les trois derniers) des colonnes F/B et G/B du présent tableau. La somme des différences des nombres qui les composent est, pour la première 1 -4- I =2, pour la seconde 3-+- 1 = 4- La progression correspondante du tableau des courts repos (groupes les plus courts de tous, progression croissante G/B) fournit une différence totale de 3 -h 19 = 22.

La différence entre les trois dernières classes de coupes paraît donc faible, si l'on observe leur rapport aux différentes catégories de longs repos, c'est-à-dire aux repos G, F, G du tableau ci-dessus. Elle est, du moins, conforme à la loi d'attraction : les nombres C/B, F/B, G/B se développent en une progression lente, mais régulière, tantôt croissante tantôt décroissante, semblable dans tous les cas à celle que la loi d'attraction permet d'attendre. Il en est tout autrement pour la classe I ; le nombre qui lui est affecté dans chaque progression produit une exception à la loi ; c'est là, quand on entre dans le détail des nombres, le fait qui apparaît le premier, et qui surprend le plus.

Cahen. 28

434 REPOS LONGS DE l'ÉTENDUE TOTALE

La classe I comprend le repos initial ou final du vers, c'est-àdire le plus important de tous. C'est pour cette classe que la statistique devrait indiquer la plus faible proportion d'exemples voisins de la normale, de repos courts entre les longs repos (G), et la plus forte proportion d'exemples anormaux, de repos très longs (F, G). Le nombre correspondant à la classe I devrait être le plus petit de tous dans la progression croissante G/B, et le plus grand dans les progressions décroissantes F/B et G/B. En réalité, le nombre 1 n'est pas, dans la colonne C/B, le plus petit ou le quatrième dans l'ordre de grandeur croissante, mais le second ; il vient avant les nombres II et III ; dans les colonnes F/B et G/B, il n'est pas le premier, c'est-à-dire le plus grand, mais tantôt le plus petit de tous (colonne F/B), tantôt plus petit que deux des trois autres et égal au troisième (colonne G/B).

Si même nous laissons de côté la relation entre le nombre total des exemples B et le nombre des exemples de chacune des catégories de repos F et G, si nous prenons ces deux derniers nombres en eux-mêmes, et dans l'absolu, nous découvrons qu'il y a moins d'exemples de repos F (repos des groupes de 10 vers) et G (repos des groupes de i3 vers et plus) pour la coupe I que pour les coupes II (pour F : 1 7 contre 21 ; pour G : i3 contre 21). Et cependant le total des longs repos B est beaucoup plus élevé pour la classe I (844) que pour la classe II (38g). Il est possible, répondra-t on, que le petit nombre des exemples G et même F enlève aux conclusions qu'on en peut tirer une partie de leur valeur logique. Mais cette objection ne s'applique pas à la catégorie de repos G (repos des groupes de 5 vers), qui présente 335 exemples pour la classe de coupes I, et 121 pour la classe II, c'est-àdire pour la relation G/B les deux proportions 39 pour 100 (classe I) et 3i pour 100 (classe II). Ainsi le résultat surprenant obtenu pour la catégorie C donne un surcroît d'autorité aux résultats analogues qui se dégagent des nombres F et G.

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