SES DIVISIONS
y contribuer au même titre que les autres ? C'est là une difficulté que nous devons résoudre ; nous ne l'avons pas rencontrée dans l'étude des repos courts, parce qu'ils échappent à toute influence de répulsion.
Observons, d'une part les caractères des repos suspects, (l'autre part ceux de la démonstration que nous voulons entreprendre. Nous verrons qu'il y a entre eux, malgré les nombres de la statistique, une parfaite harmonie. Dans les repos dont la distribution est contraire à la loi générale, l'attraction s'exerce comme dans les autres, mais la répulsion y est plus forte que dans les autres ; elle est plus forte que l'attraction, et c'est là leur caractère propre. Mais ce caractère peut disparaître, certaines conditions étant données. Nous savons que la vie d'un fait de versification comprend trois périodes ; une période centrale, pendant laquelle il est émis et perçu : alors l'attraction et la répulsion sont réunies ; avant et après ce moment, une période de composition et une d'observation, soit deux périodes d'analyse pendant lesquelles l'attraction et la répulsion sont distinctes. Cette distinction se trouvant faite, on peut isoler soit l'une soit l'autre, en isolant les éléments auxquels elles s'appliquent : pour l'attraction, les valeurs déterminées, repos et coupes, et le repos long en tant qu'il s'oppose à celles-ci ; pour la répulsion, les valeurs indéterminées, repos et coupes, et une des images du repos long faite pour entrer en comparaison avec elles. Supposons l'attraction prise à part et considérée seule, la répulsion et ses éléments exclue de tous les repos longs : comme ils ne diffèrent que par l'intensité de la répulsion, ils se trouvent tous semblables. Les repos à destruction, ceux dont la distribution est contraire à la loi générale d'attraction, ne se distinguent en rien des autres.
L étude que nous avons appelée particulière, l'étude détaillée et comparative des exemples avec examen du contenu des mots, est faite par un lecteur qui vient de lire des vers,
/j68 REPOS LONGS DE L 'ÉTENDUE TOTALE
les tient dans sa mémoire, et y réfléchit à loisir : elle se place dans la période d'observation, au moment où les éléments d'attraction et les éléments de répulsion peuvent être distingués. En outre, elle ne fait appel qu'aux premiers. L'étude particulière consiste, en effet, à comparer deux faits de versification dont les repos ont la même durée (par exemple deux repos appartenant à des groupes de i3 vers), et les coupes une longueur différente (par exemple la coupe finale d'une part, et d'autre part la penthémimère). Cette comparaison ne contient que des valeurs déterminées, puisque les repos indéterminés en sont exclus, et que la coupe finale s'y trouve prise comme la coupe la plus importante du vers ; les repos longs qui y sont engagés n'y figurent que pour celle de leurs images qui correspond aux valeurs déterminées. Ce sont là précisément les objets qui sont soumis à l'attraction, et à l'attraction seule. Quant aux éléments d'indétermination, qui sont aussi les éléments de répulsion, ils sont exclus de l'étude logique, et la répulsion elle-même avec eux. Or, les exemples à destruction ne diffèrent des autres que par l'intensité plus grande de la répulsion : cette différence disparaît dans l'étude logique, puisque la répulsion en est exclue. C'est donc à tort, que nous avons cru tout d'abord que ces exemples se prêtaient mal à l'étude logique : ils ne s'y distinguent en rien des autres, et doivent y figurer au même titre qu'eux.
Toutefois, nous leur attribuerons une place distincte, et l'étude particulière des repos longs comprendra ainsi deux parties : la première sera réservée aux repos qui présentent dans la statistique des nombres contraires à la loi, par exemple ceux des groupes de 10 vers ou de i3 vers, la seconde aux repos dont la distribution entre les coupes du vers, telle que les nombres la traduisent, s'opère sans anomalie, c'est-à-dire aux repos de longueur médiocre. Ce n'est pas qu'il y ait une différence de nature entre les repos à nombres anormaux et les autres; mais, comme ils contiennent une difficulté qui leur