‹ Le rythme poétique dans les Métamorphoses d'OvideChapitre 251 sur 270 · INFLUENCE INDIRECTE DE LA HEPULSION SUK EUX · texte numérisé non relu

INFLUENCE INDIRECTE DE LA HEPULSION SUK EUX

opposée à l'attraction, n'est pas autre chose que l'influence des repos indéterminés.

Ces repos contiennent donc en eux la cause dernière qui explique la distribution des repos courts de l'ordre des membres aux trois dernières classes, et indirectement à la première classe elle-même. En retrouvant les repos indéterminés au terme de cette explication, nous comprenons mieux l'importance des nombres, et le lien étroit qui les unit aux objets qu'ils représentent : nous nous souvenons, en effet, que ces repos ont figuré déjà dans les premiers calculs par lesquels les nombres ont accusé la dépendance réciproque des repos longs et des repos courts des trois dernières classes (v. pp. 56/j et 565).

Pour achever la comparaison des repos courts de l'ordre des membres avec les repos longs, il ne nous reste plus qu'à mettre en rapport directement les nombres I des deux tableaux, c'est-à-dire les nombres de repos attribués à la coupe finale. La relation de ces nombres nous apparaît sans même que nous la cherchions : dans l'un et l'autre tableau, le nombre I est très éloigné des autres, et forme à lui seul un groupe distinct.

Il faut chercher, mais l'on trouve sans peine, la ressemblance des objets qui justifie la relation des nombres. Tandis que les repos courts et les repos longs des trois dernières classes obéissent tous à une attraction plus ou moins intense, à la coupe finale, au contraire, l'attraction ne domine que les repos courts ; c'est la répulsion qui régit les repos longs. Les repos des deux groupes, pris aux trois dernières classes de coupes, se ressemblent; pris à la première classe, ils s'opposent: mais cette opposition même, qui est propre aux repos de la coupe finale, les rapproche entre eux et les distingue des autres ; elle justifie donc la symétrie des nombres qui, dans les tableaux statistiques, correspondent à ces repos.

Ces nombres sont d'ailleurs l'image exacte des objets qu'ils mesurent : ils traduisent à la fois le caractère de ressemblance, qui apparaît si on compare ces repos aux autres, et le carac-

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tère d'opposition, qui efface la ressemblance quand on les prend isolément. La ressemblance est accusée parla grande distance qui sépare l'un et l'autre nombre I des nombres II, III et IV; l'opposition, par les places différentes qu'ils occupent l'un et l'autre dans les deux progressions : si l'on observe l'ordre des grandours, le nombre I des repos courts est le premier, le plus faible, d'une progression croissante, au contraire le nombre I des repos longs est le dernier, le plus faible, d'une progression décroissante.

Ainsi, les différences des nombres qui composent les tableaux statistiques où sont décrits les repos de l'ordre des membres, s'expliquent par le jeu des deux forces qui engendrent le rythme, attraction et répulsion, et nous en révèlent les derniers effets. En observant les faits du rythme dans l'ordre où la nature les présente à notre perception, nous avons reconnu qu'ils s'expliquaient tous par ces deux mêmes causes. A mesure que nous possédions des faits plus nombreux, ces causes ellesmêmes agissaient avec plus de puissance, et se laissaient plus exactement connaître : nous savons maintenant à quels objets chacune d'elles étend son empire, et comment elle l'exerce. Nous avons acquis ainsi à la fois la connaissance complète des faits dont nous nous sommes proposé de rendre compte, et la connaissance complète des causes qui les produisent. Notre étude du rythme sera terminée, quand nous aurons présenté les conclusions, ou plutôt les vues générales, qu'elle nous a suggérées.

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