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autres, sur les repos déterminés, et vient y tempérer la rigueur de la loi d'attraction. Ainsi, les repos qui ont une durée déterminée, mais longue, éprouvent l'action des valeurs rythmiques indéterminées sous la forme d'une répulsion, qui les entraîne dans le sens contraire à l'attraction, c'est-à-dire vers les coupes faibles; à la vérité, dans presque tous les cas, l'attraction demeure la plus puissante : le rôle de la répulsion n'est pas, en effet, de la détruire, mais d'en rendre le jeu plus libre et plus varié. Parmi les repos du discours qui sont les plus reconnaissables à 1 oreille, et qui forment les éléments principaux du rythme, repos indéterminés, repos de longue durée, repos de courte durée, ces derniers seuls tombent complètement, ou à peu près, sous l'empire de la loi d'attraction.
D'ailleurs, la complexité du rythme n'est pas produite seulement par les atténuations apportées à la loi principale, elle résulte aussi de la variété des éléments qui le composent. Ces éléments sont les coupes du vers et les repos du discours. Les coupes de l'hexamètre dactylique, c'est-à-dire les points où l'oreille peut y percevoir une pause forte ou faible, sont au nombre de 1 7, y compris la coupe finale. Les repos du discours sont mesurés par la longueur des membres, soit réunis, soit comparés ; or, on peut concevoir des longueurs de membres infiniment variées, et les repos sont, par conséquent, en théorie du moins, infiniment variés. Chaque repos du discours peut se rencontrer avec chaque coupe du vers : ainsi, les faits de versification produits par la rencontre des repos et des coupes se multiplient à la fois en raison du grand nombre des unes et en raison du nombre illimité des autres.
3° Richesse.
Il faut considérer maintenant, non plus le mécanisme du rythme, mais les faits de versification qu'il produit dans un
poème donné et dans différents poèmes. La loi d'attraction nous oblige-t-elle à distinguer tous les faits du rythme, permet-elle de les décrire tous? Oui, elle nous rend cette description complète à la fois nécessaire et facile.
Voici pour la nécessité. Etant donné un certain repos du discours, il nous est impossible de prévoir, d'après la loi générale, avec quel repos du vers le poète le fera se rencontrer. Aussi ne pouvons-nous pas nous dispenser, quand nous voulons étudier le rythme d'un poème, de recourir aux vers eux-mêmes, d'observer et de recueillir les faits de versification qui y sont contenus. En outre, quand nous connaissons l'emploi que fait d'un certain repos un certain poète, la loi ne nous permet pas de conclure qu'un autre poète lui assignera la même place dans le vers. L'étude d'une œuvre poétique ne nous dispense donc point d'étudier toutes les autres.
Ainsi, la connaissance des lois du rythme ne remplace ni l'examen ni la description des œuvres poétiques. En revanche, nous pouvons, grâce à elle, classer les faits de versification, et distinguer les différents aspects qu'ils revêtent quand on les associe avec un nombre plus ou moins grand de faits analogues.
Aussitôt qu'on a constaté l'attraction réciproque des repos et des coupes de durée semblable, le classement des repos (éléments rythmiques du discours), des coupes (éléments rythmiques du vers) et des « faits de versification » (combinaisons des repos et des coupes) s'ensuit nécessairement. Il faut classer les coupes et les repos par ordre de durée, durée croissante ou décroissante, peu importe, pourvu que le même ordre soit observé pour les deux objets à comparer ; quant aux faits de versification, il faut les classer suivant qu'ils sont plus ou moins conformes à la loi, suivant qu'il y a plus ou moins d'équivalence entre la durée de la coupe et celle du repos. Dans notre étude, le classement des coupes par ordre de durée ou d'importance est établi une fois pour toutes dès le début (Partie I