‹ Le rythme poétique dans les Métamorphoses d'OvideChapitre 48 sur 270 · PRINCIPE DE DISPOSITION ADOPTE IO · texte numérisé non relu

PRINCIPE DE DISPOSITION ADOPTE IO

deux périodes distinctes, si l'on donne au mot période le même sens que les anciens : la première comprend les vers 385-7, et la seconde les suivants ; de même les vers 3o,i-/ioi forment deux périodes, séparées par l'hephthémimère du vers 3g6 ; au contraire les vers /io2-4o8 sont réunis par le rhéteur comme par nous en un seul groupe. Cette différence dans la distribution des repos indéterminés s'explique par une interprétation différente du texte. Nous supposons les vers perçus par un lecteur déjà instruit, et le rhéteur les suppose déclamés à haute voix devant un auditeur encore ignorant. Les deux conceptions sont également légitimes. Nous nous sommes tenu à celle qui nous était naturelle, et que nous imposait notre étude même des vers d'Ovide ; nous n'avons pas osé tenter l'effort de les considérer par les \eux d'un rhéteur latin, quoiqu'il y eût eu avantage à faire coïncider nos divisions avec les périodes.

Il y a d'ailleurs dans un discours donné d'autres divisions possibles que la nôtre, ou celle du rhéteur ; chaque personne qui l'entend ou le lit, y place les repos indéterminés selon sa règle propre ; il est même naturel que plusieurs lecteurs, adoptantlamême règle, l'appliquent parfois différemment. Ces deux motifs d'incertitude ne peuvent être évités ; le choix que nous avons fait des repos indéterminés dans notre examen du texte d'Ovide ne se justifie donc que par l'objet de cette étude ; même un autre lecteur, qui se proposerait le même objet, ferait sans doute un choix en partie différent. Nous ne pouvons supprimer ces différences, mais nous pouvons faire qu'elles soient exactement connues de chaque lecteur, et qu'il puisse, dès qu'il le voudra, opposer sa conception à la nôtre. Le moyen, c'est de mentionner sans exception tous les endroits où nous avons placé des repos indéterminés, et de classer ces repos à part des autres ; ils ont en effet leur place distincte dans la liste complète des repos étudiés, que l'on trouvera plus loin (Partie II, chapitre 2).

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g) repos exclus de l'étude.

Cette liste ne comprend pas, d'ailleurs, tous les repos du discours. Le lecteur sait déjà (v. p. 19) que ces repos sont trop nombreux pour être tous retenus dans cette étude, et quel choix nous avons fait parmi eux. Nous avons décidé de porter notre attention sur les repos entre propositions, et de négliger les repos placés à l'intérieur des propositions, ou plus précisément entre les parties d'une même proposition. Cette distinction est en général facile. Dans la plupart des cas, nous reconnaissons sans peine les groupes de mots qui forment une proposition distincte, par exemple A, et ceux qui forment les parties de cette proposition, par exemple a, a', a" etc. Si A est suivi d'une autre proposition B, l'on obtient pour cette partie de période la figure : (a a' a") B. Le repos entre a" (ou A) et B est admis dans notre étude, les repos entre a et a', a' et a" en sont exclus. Il y a cependant des groupes de mots, dont la composition syntactique est telle, que tantôt ils suffisent à former une proposition, tantôt ils se joignent à d'autres pour en former une. Soit m un de ces groupes, et n le groupe suivant : m\n ; dans le premier cas, le repos entre m et n nous appartient, dans le second cas, nous l'abandonnons. Pour justifier au lecteur le choix que nous avons fait entre les repos, il faut indiquer maintenant les principaux de ces groupes. Pour la plupart d'entre eux, la difficulté ne peut se résoudre par principe ; la solution varie selon les passages, et se reconnaît sur place ; nous présenterons alors non pas des règles, mais seulement des exemples.

• Ces propositions douteuses sont ou bien des groupes de mots sans verbe, ou bien des groupes de mots avec un verbe à Vinfinitif, ou bien encore des propositions que l'analyse logique distingue, mais dont le poète a mélangé les éléments.

i° Nous comptons comme propositions tous les groupes

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