FORMULE DES GROUPES TERNAIRES
repos, et comme la formule ne doit pas contenir autre chose
que ces caractères, les deux repos doivent être représentés par
la même formule : oG = o6-u.
On constate la même identité, si l'on compare le repos b
du groupe ternaire Tota frémit avec le repos b' du groupe
binaire suivant :
scd nor> domus una perire
Digna fuit | qua terra patet | fera régnât Erinys
(I, a^o-a/ii.)
La coupe est la même, l'heplithémimère ; le repos du discours est mesuré parles mêmes membres, dont le premier comprend le milieu du vers, de la trihémimère à l'hephthémimère, et le second la fin du vers à partir de cette dernière coupe. Les éléments rythmiques qui définissent la rencontre du discours et du vers sont identiques dans les deux exemples. Il convient de les noter par les mêmes signes. Ces signes sont : o6~ " pour le premier membre (8 unités), 9o pour le second (9 unités), ensemble : o6-u = 9o (négligeons pour le moment le signe intermédiaire).
On trouvera réunis dans le dictionnaire les repos a et a' sous le titre o6 = o6 l\ les repos 6 et b' sous le titre o6 ~ u = 9o, sans aucun indice qui permette de reconnaître la nature binaire ou ternaire du groupe auquel ils appartiennent. En effet, la division du groupe ne modifie point la mesure de la durée des repos ; or, cette durée est le seul caractère du discours dont nous ayons à tenir compte pour la comparaison du discours et du vers.
Nous avons maintenant à indiquer la règle suivant laquelle nous choisissons, dans les différentes formules, le signe qui réunit les membres, signe d'égalité : — ou signes d'inégalité :
Tout à l'heure, nous avons attribué le signe d'égalité à des groupes dont les membres contiennent un nombre différent d'unités de durée rythmique ou brèves : dans la formule
o6 = o6 ~ u, le second membre est de 2 durées de brève plus long que le premier ; dans la formule o6-u— 9o, il l'emporte sur lui de 1 durée de brève. C'est que la comparaison des membres doit se faire non point par le calcul, mais par l'oreille. Or, il apparaît que pour des auditeurs latins, l'impression d'égalité dépendait moins du nombre des unités rythmiques que du nombre des temps marqués contenus dans les membres. Ce sont les temps marqués et non les durées de brève qu'il faut compter, pour choisir le signe intermédiaire qui doit compléter la formule.
Les groupes dont les membres présentent une égalité apparente ou réelle se divisent en trois classes.
La première comprend ceux où les membres ont à la fois le même nombre de durées de brève et le même nombre de temps marqués. Exemple : le groupe représenté parla formule 1 = 1 , dont les membres occupent chacun un vers entier :
Tan'taque sim'plicitas' pueri'libus ad'fuit an'nis | Haec' quoque uir'gineum' mouit' iactu'ra dolo'rem
(V, 4oo-4oi.)
Chaque membre contient 2 3 unités et 6 temps marqués. En lisant ce groupe, nous percevons nettement l'égalité des membres, et il est certain que le signe d'égalité = doit trouver place dans la formule qui le traduit.
A la seconde classe appartiennent les groupes dont les membres sont égaux, si l'on considère les temps marqués, et inégaux, si l'on considère les syllabes. En voici des exemples:
i°) Fri'gora dant' rami' | uarios' humus u'mida flo'res
Les membres comprennent ensemble le vers entier, et sont séparés par la penthémimère. Les durées de brève sont au nombre de 10 dans le premier, de i3 dans le second; les temps marqués, au nombre de 3 dans l'un et dans l'autre. Les signes correspondant aux membres sont o10 et 13o.
20) Si'gna dedi' | uenis'se deum'