‹ Le sacerdoce eternalChapitre 15 sur 110 · Heb., xii · texte numérisé non relu

Heb., xii

en eux lorsqu'il les appela à lui pour la première fois. Isaïe, lorsqu'il vit le Dieu des armées dans sa gloire, n'avait conscience devant lui que de sa propre impureté. Mais un des séraphins vola de l'autel avec un charbon ardent et en toucha ses lèvres, et toutes ses souillures furent purifiées (T). Plus une âme pure approche de Dieu, plus elle est purifiée à ce contact. Nous ne parlerons pas du surcroît de sainteté que valut à l'âme de notre Mère Immaculée, pendant sa vie mortelle, son union intime avec son divin Fils, avant comme après l'Ascension, car elle fut privilégiée en toutes choses, conçue sans péché et sanctifiée au-dessus même des séraphins. Mais nous pouvons méditer sur le degré de sainteté qu'atteignirent saint Jean et saint Pierre après qu'ils eurent été appelés à suivre notre divin Rédempteur. La conscience de son indignité fit jeter à saint Pierre ce cri : « Retirez-vous de moi, Seigneur, car je suis un pécheur (2). » Le miracle des poissons révélait à ses yeux la puissance de JÉSUS, mais c'était la sainteté du Sauveur qui lui faisait craindre de se trouver en sa présence. Les trois années pendant lesquelles les apôtres suivirent notre Seigneur furent leur préparation au sacerdoce. Nombreuses étaient leurs imperfections, mais avec le temps, elles se dissipèrent sous les rayons de la sainteté qu'ils recevaient directement du divin Maître. Ils respiraient comme dans une atmosphère de pureté et de perfection. Cœurs lents à s'ouvrir à la foi, intelligences rebelles à comprendre, légers dans leurs discours, mondains dans leurs pensées, avides des premières places et se disputant entre eux pour savoir

i. Is. , iv, 6, 7.

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