‹ Le sacerdoce eternalChapitre 16 sur 110 · Luc, v · texte numérisé non relu

Luc, v

qui serait le plus grand : tels étaient les apôtres ; néanmoins la majesté de leur Maître les subjuguait tous ; son amour régnait sur eux en vainqueur et de jour en jour le vieil esprit mourait en eux pour laisser croître sur ses ruines l'esprit de jÉsus-CHRIST,qui finit par les gouverner complètement. Le travail de leur purification avançait toujours sans recul, parce que la divine présence était comme le feu d'un creuset qui « purifiait les fils de Lévi et les raffinait comme l'or et l'argent pour les mettre à même d'offrir des sacrifices au Seigneur en toute justice (x). »

Mais l'un d'eux était un démon, — non probablement depuis son enfance, mais depuis le jour où son âme impure entra en contact quotidien avec la divine pureté. Ce fut de jour en jour, par degré et peut-être insensiblement, qu'il arriva au comble de l'indignité en suivant volontairement une ligne de conduite opposée à la sainteté de JéSUS-Christ. Judas reçut les saints ordres en état de péché mortel, et, après sa première Communion, Satan entra en lui. Pendant trois ans, il avait vécu dans une atmosphère de sainteté sans se sanctifier lui-même. Ce qui devait contribuer à son salut lui devint une occasion de ruine, et ce qui fait la vie du monde fut changé par sa faute en un poison mortel.

Le rapport qui unit le prêtre à son divin Maître, est, à part la présence sensible, le même en tout que celui qui unissait les apôtres à JéSUS-Christ. C'est un rapport personnel, réel et continuel. Nous avons un Maître dans les cieux (2), dit saint Paul aux Ephésiens, et notre fidélité à son service repose absolument sur

Page 1