LE TRADUCTEUR
Le /j août 1884, en la fête de l'assomption de la très sainte Vierge.
1. Son Éminence, par une lettre datée du 12 novembre 1885, a bien voulu approuver sans réserve le travail du Traducteur.
(Note des Éditeurs.)
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LA NATURE DU SACERDOCE
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OMME aucun acte ne saurait surpasser en grandeur celui qui consiste à consacrer le corps de JÉSUS-CHRIST, aucun ordre n'est
J aussi élevé que la prêtrise (*). » « Aucun
acte, dit saint Thomas, n'est plus grand que la consécration du corps de J.-C. » « L'évêque et le prêtre sont égaux quant à la consécration de la Sainte Eucharistie (2). » Saint Jean Chrysostome fonde la sainteté du sacerdoce, qui est absolument le même dans l'évêque et dans le prêtre, sur la double juridiction qu'exerce le sacerdoce sur le corps naturel et sur le corps mystique du Christ, — c'est-à-dire sur le pouvoir de la consécration et sur le pouvoir de l'absolution (3).
Il est de foi divine que Notre-Seigneur ordonna prêtres ses apôtres lorsqu'il leur dit : « Hoc facite in meam commemorationem ». Il leur conféra par là le pouvoir du sacrifice (4). Il est aussi de foi divine que lorsque, trois jours après, il souffla sur eux en disant : « Recevez le Saint-Esprit », il leur conféra le pouvoir de l'absolution (5). Le sacerdoce tout entier était renfermé dans ces deux pouvoirs. Les apôtres n'avaient
i. Albertus M. in lib. IV Sentent, dist. XXIV, art. 30.
2. S. Thomas, Summa iheol., lib. in, in suppl. q. 40, a. 4, 5.