‹ Le sacerdoce eternalChapitre 29 sur 110 · Ep. ad Smyrn. recensio longior, c. IX · texte numérisé non relu

Ep. ad Smyrn. recensio longior, c. IX

m'appelle d'en-haut par JÉSUS-CHRIST (*). » Ces paroles du Saint-Esprit expriment le but, les aspirations et les efforts d'un prêtre fidèle qui marche toujours en avant et s'élève chaque jour de degré en degré dans la vie de Dieu, dans la vie céleste de la connaissance de JéSUS-Christ et de sa vertu divine, dans la vie de la croix et de la conformité parfaite au Fils unique de Dieu. On ne peut ajouter un mot à ces paroles de l'apôtre sans en affaiblir la force irrésistible. Il n'y a pas de degré de sainteté et de perfection auquel un prêtre ne doive aspirer. Tendre à un but ou à un degré qui ne serait pas le plus élevé, c'est être au-dessous de notre vocation sainte. « Ne pas avancer dans la vertu et ne pas dépouiller le vieil homme pour devenir des hommes nouveaux, mais s'attarder dans la même ornière, c'est un vice (2), » dit saint Grégoire de Nysse; et il ajoute : « Que personne ne s'attriste en constatant par son expérience combien la nature de l'homme est portée au changement, mais qu'il se change sans cesse lui-même pour devenir meilleur ; qu'il passe chaque jour de gloire en gloire en s'élevantchaquejour au-dessus de lui-même,sans croire jamais qu'il a atteint le sommet de la perfection. Car c'est là, ajoute-t-il, la vraie perfection de tendre sans cesse, sans s'arrêter, vers ce qui est le plus parfait, et de ne fixer aucun terme à la perfection qu'on veut atteindre (3). » Saint Bernard dit aussi: « Jacob vit les anges monter et descendre sur l'échelle mystérieuse. Vit-il un ange s'arrêter ou s'asseoir? Il n'est pas possible de rester accroché sans se mouvoir,

i. Phil., m, 8-14.

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