‹ Le sacerdoce eternalChapitre 40 sur 110 · L OFFICE PASTORAL, SOURCE DE CONFIANCE · texte numérisé non relu

L OFFICE PASTORAL, SOURCE DE CONFIANCE

donné est plus grand que toutes choses, et personne ne le peut ravir de la main de mon Père (I). » Si nous lâchons volontairement la main divine qui noussoutient, nous nous perdons nous-mêmes. Aucune puissance ne peut nous en détacher malgré notre volonté, aussi longtemps que notre volonté est celle de Dieu même. « Si Dieu, est-il écrit au livre des Juges, avait eu la volonté de nous perdre, il n'eût jamais reçu des holocaustes et des libations de nos mains, il ne nous eût pas montré toutes ces merveilles et ne nous eût pas découvert les choses à venir (2). » Chaque bénédiction accordée par Dieu à nos travaux, chaque lumière et chaque grâce d'en haut, les années et les jours nombreux de notre persévérance, sont pour nous des gages de salut. « Je ne vous appellerai plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés mes amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître. Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et rapportiez du fruit (3). » Avoir été choisi par lui du milieu du monde, cette vocation est en elle-même une révélation de son dessein de nous sauver. Nous faire passer du rang de ses serviteurs au rang de ses amis, nous admettre à la connaissance de ses œuvres et de sa volonté ; nous faire part des révélations de son Père ; nous avoir élus lorsque nous ne pensions pas à lui ; nous avoir rendus capables de le servir : tous ces signes de grâce nous donnent le gage assuré que sa volonté de

i. Joan. , x. 27-29.

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