‹ Le sacerdoce eternalChapitre 48 sur 110 · III Reg., xix · texte numérisé non relu

III Reg., xix

OUS lisons deux fois dans l'Évangile que JÉSUS pleura et nous y lisons une seule fois qu'il « se réjouit dans le Saint-Esprit (') ». Il pleura au tombeau de Lazare et sur Jérusalem lorsqu'il l'aperçut de la montagne des oliviers. Il se réjouit lorsqu'il rendit grâces à son Père de ce qu'il avait révélé les mystères de son Royaume, non aux sages du siècle, mais aux humbles et aux petits. Notre-Seigneur fut l'homme de douleurs et un prêtre doit en cela aussi lui ressembler, car le disciple n'est pas au-dessus de son Maître. Mais trentetrois années d'angoisses intérieures n'eurent pas pour effet de rendre notre divin Maître morose ou mélancolique ou de donner un aspect sombre à sa physionomie. Les fruits du Saint-Esprit le remplissaient dans toute leur plénitude et les « fruits du Saint-Esprit sont la charité, la joie et la paix (2) ». Jamais visage humain ne rayonna de l'amour divin et d'une joie céleste comme le visage de l'Homme-Dieu.Et nous ne ressemblerons pas à notre Maître, si notre aspect est sombre et notre voix lugubre. Néanmoins un prêtre doit être un homme de douleur. Si son œil éclairé par la foi lui découvre les péchés qui se commettent dans le monde et s'il a un cœur assez compatissant pour s'émouvoir à l'aspect des désastres que la mort produit dans les corps et dans les âmes, il prendra nécessairement sa part des angoisses de notre divin Rédempteur.

i. Luc, x. 21.

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