Matt., x
pensées bien propres à nous donner le calme et la force dont nous avons besoin quand nous sommes faussement accusés. La première c'est que l'innocence, souffrant sous les coups du péché, souffre pour les pécheurs. C'est cette vérité que saint Paul traduit en disant << qu'il accomplit dans sa chair ce qui manque aux souffrances du CHRIST pour son corps qui est l'Église ('). » Les souffrances du Chef divin ont racheté le monde. Les mérites infinis de la croix ont acquis toutes choses pour nous; mais les souffrances du corps mystique de JÉSUS-CHRIST et de chaque membre de ce corps sont unies à la passion même de JÉSUS- ClIRIST et par lui elles s'élèvent, comme un acte d' obéissance, de patience et de sacrifice personnel, vers le trône du Père qui est aux cieux.
La seconde pensée, c'est que des pécheurs ne sont jamais aussi près de leur divin Maître que lorsqu'ils souffrent innocemment. « Mes bien-aimés, dit saint Pierre, ne soyez pas surpris du feu ardent qui sert à vous éprouver, comme si quelque chose d'extraordinaire vous arrivait, mais, participant ainsi aux souffrances du CHRIST, réjouissez-vous, afin qu'à la révélation dosa gloire, vous vous réjouissiez aussi transportés d'allégresse. Car si on vous outrage pour le nom de JÉSUS- CHRIST, vous serez bienheureux, parce que l'honneur, la gloire, la vertu de Dieu et son Esprit reposent sur vous (2). » Si nous marchons à côté du Maître, nous souffrirons tout à la fois pour lui et avec lui. Là où est sa croix, là il se trouve. Nous ne sommes jamais si près de lui que lorsque nous avons besoin de nous