De Vita Clericonnn, t. IV, p
I. Cette divine amitié consiste d'abord et par-dessus tout dans l'identification de notre volonté avec la volonté de Jésus-Christ. On a défini l'amitié : idem velle et idem nolle. Cette identification prend sa source dans notre assimilation à JÉSUS-CHRIST lui-même. Si nous ne faisons qu'un avec lui, nous n'aurons d'autres affections et d'autres répugnances que ses affections et ses répugnances. Rien ne nous paraîtra amer ou attrayant que ce qui est réellement tel à ses yeux : « Nous tous, dit l'Apôtre, qui contemplons à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image de clarté en clarté, comme par l'esprit du Seigneur (x). » Mais le prêtre est appelé par état à offrir au monde le portrait vivant de son Divin Maître et cette ressemblance avec le Divin Maître est une condition indispensable pour qu'il puisse recevoir les ordres sacrés. Sa volonté doit donc être identifiée à la volonté de JÉSUS-Cl-IRIST, et aussi longtemps que sa volonté sera identifiée à la volonté de JÉSUS-CHRIST, rien ne pourra rompre l'amitié qui le lie au Sauveur. Nous savons, à ne pouvoir nous y méprendre, quelle est sa volonté à notre égard, il veut que « tous les hommes soient sauvés (2) ». — « Il veut notre sanctification » (3). Il veut notre confiance tout entière ; il veut que nous exprimions, non seulement en paroles mais par toutes les œuvres de notre vie, cette prière qui fut la sienne : « Que votre volonté se fasse et non la mienne ! »
Il veut aussi notre bonheur et il le veut avec une
i. II Cor., m, 18.