‹ Le sacerdoce eternalChapitre 61 sur 110 · Joan., xv · texte numérisé non relu

Joan., xv

Tout ce que nous sommes est sa propriété : toutes nos facultés et tous nos talents naturels, toutes les grâces et tous les dons que nous avons reçus du Saint-Esprit lui appartiennent en propre. La vie entière d'un prêtre, s'il est fidèle à son sacerdoce et à lui-même, est en réalité, ou peut être en réalité et, par conséquent, doit être, un Service incessant rendu à son divin Maître. Et jusqu'aux actions ordinaires de notre vie quotidienne, nous devons les lui consacrer, parce que nous lui appartenons entièrement : « Soit que vous mangiez, soit que vous buviez, quelque chose que vous fassiez, faites tout pour la plus grande gloire de Dieu (*). » — « Quoi que vous fassiez en paroles ou en œuvres, faites tout au nom du Seigneur JÉSUS-CHRIST, rendant grâces par lui à notre Dieu et Père (2). Ce mobile doit régir toutes les actions du prêtre ; il doit y rapporter toutes ses oeuvres par une intention actuelle, virtuelle ou tout au moins habituelle. Cette intention, il doit la renouveler chaque matin pendant et après la sainte messe , et durant tout le cours de la journée, surtout à l'heure de la crainte, du danger et de la tentation, de sorte que toute notre existence, à nous prêtres, devient par le fait même comme un tribut payé sans interruption à notre divin Maître par notre amour et notre fidélité. Et s'il en est ainsi des actes ordinaires de la vie, que dire des actions sacrées de notre sacerdoce ? Que dire de la commémoration quotidienne que nous faisons de sa passion au début de chacune de nos journées ? de l'offrande que nous faisons à la Trinité à jamais bénie de .son Sacré-Cœur et de toutes les actions dont ce Cœur

i. I Cor., x, 31.

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