‹ Le sacerdoce eternalChapitre 68 sur 110 · II Cor., iv · texte numérisé non relu

II Cor., iv

traduit dans leurs paroles, déteint sur leur prédication et la caractérise. Les éloquents prêchent éloquemment, les savants prêchent savamment, les pédants d'une manière pédantesque, les vaniteux vaniteusement, les superficiels superficiellement, les ergoteurs en ergotant, les froids froidement, les indolents indolemment. Comment la parole de Dieu parviendra-t-elle à se faire entendre dans une pareille prédication ? Peut-on dire de ces hommes qu'ils prêchent « non eux-mêmes, mais le CHRIST JÉSUS, Xotre-Seigneur » ? Si nos sermons sont ce que nous sommes, nous devons retourner loin en arrière pour nous préparer à prêcher. L'enfant doit prêcher, le jeune homme doit prêcher pour que l'homme fait puisse prêcher. On peut objecter que saint Augustin fut un des plus grands prédicateurs de l'Eglise et qu'il ne commença à prêcher que bien avant dans sa maturité. Saint Augustin comme saint Paul appartient à une catégorie spéciale de prédicateurs dont nous ■parlerons plus tard. L'Église, dans le concile de Trente, veut qu'à partir de l'âge de 12 ans, — l'âge sacré du divin Docteur du Temple — les adolescents tonsurés et portant la soutane « l'habit de religion (r) », comme dit le Pontifical romain, soient élevés dans les séminaires. Nous nous occuperons d'abord de ceux-ci et nous dirons une fois pour toutes que nous devons pour prêcher être remplis, dans une mesure proportionnée, de l'esprit qui remplissait les apôtres dans toute sa plénitude. Si nous étions pénétrés,comme nous devrions l'être, des faits divins et des vérités de la foi, nous ne manquerions jamais de matière de prédication, et si nous étions unis, comme nous devrions l'être, de cœur

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