‹ Le sacerdoce eternalChapitre 79 sur 110 · IS. , XI · texte numérisé non relu

IS. , XI

E prophète Isaïe a prédit de l'homme de douleurs qu'il trouverait de la consolation au milieu de ses souffrances : « Parce que, dit-il, son âme a été éprouvée, il verra et il sera rassasié (') » ; c'est-à-dire qu'il verra le fruit de ses peines et de ses larmes, même durant sa vie mortelle. Il en est de même de ses serviteurs. Au milieu de toutes ses douleurs et de tous ses travaux, de toutes ses anxiétés et de tous ses désappointements, le prêtre est plongé dans un océan de consolations et, même dans cette vie, il est comblé d'ineffables récompenses. Dieu ne veut pas se laisser vaincre en générosité. Quiconque sacrifie quelque chose pour sa cause en sera payé par lui au centuple. Les paroles que saint Paul adresse à ce sujet à tous les fidèles s'appliquent aux prêtres avec bien plus de vérité. Ceux qui se dépouillent eux-mêmes de tout pour les intérêts du Christ deviennent riches dans la mesure même du dénûment auquel ils se réduisent pour lui volontairement : nihil habentes et omnia possidentes (2).« Tout est à vous, dit encore l'Apôtre aux Corinthiens, mais vous au Christ, et le Christ à Dieu (3). » Les droits que le riche a sur ses biens de par les lois humaines qui régissent la propriété, n'empêchent pas le chrétien d'en jouir comme s'ils lui appartenaient en propre : « La terre et tout ce qu'elle renferme, appartient au Sei-

i. Is., Lin, ii.

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